Dans le cadre du litige en Cour suprême opposant McDonald’s et l’International Society for Krishna Conciousness (ISKCON), le juge Prithviraj Fekna, accompagné des hommes de loi Me Ivan Collendavelloo représentant le restaurant et Me Rama Valayden pour ISKCON, a effectué une visite des lieux à Phoenix. Ce constat de visu aura permis de prendre connaissance de l’emplacement et de la distance qui sépare les deux bâtiments.
En présence des avocats des deux parties, le juge Fekna a en premier effectué une visite dans la cuisine du restaurant pour examiner les appareils. Il s’est ensuite dirigé vers le toit où se trouvent les générateurs pour vérifier les extracteurs. Au siège de l’ISKCON, le juge s’est surtout intéressé à la distance qui sépare l’endroit où ont lieu les prières et le restaurant. La visite a duré presqu’une demi-heure. Le but de cette visite, a expliqué Prithviraj Fekna, était de faire un constat de visu de ce qui a été mentionné par les deux parties dans leurs affidavits respectifs. Lors de cette visite, le juge a cependant fait comprendre aux deux parties qu’ils n’avaient pas le droit de « produce any evidence » et que tout ce qu’ils ont à dire devra être inclus dans leurs affidavits.
Pour rappel, le 11 février 2011, ISKCON logeait une demande d’injonction en Cour suprême contre l’ouverture du restaurant McDonald’s à proximité de Hare Krishna Land, qui allait accueillir son temple principal et un centre d’études. Après l’ouverture du restaurant, le directeur de McDonald’s devait prendre l’engagement devant la Cour de ne pas vendre des produits bovins en attendant les conclusions du procès.
Les membres d’ISKCON sont contre le fait que le restaurant McDonald’s vende du boeuf en face du Hare Krishna Land, là où, disent-ils, des milliers de dévots viennent vénérer la vache. Cependant, le 20 février dernier, le procès a été rayé par le juge Bushan Domah. Le 26 février, le juge Feknah a émis une injonction intérimaire en faveur d’ISKCON interdisant une fois de plus au restaurant McDonald’s de commercialiser des produits bovins en attendant le verdict. Dans un contre-affidavit, l’avoué du fast food a indiqué que le fait de ne pas pouvoir commercialiser ces produits représentait un manque à gagner d’environ Rs 2,5 millions pour le restaurant. Les défendeurs ont aussi fait ressortir que le projet de construction d’un temple annoncé par ISKCON en 2011 n’a jamais commencé.
ISKCON est représenté par Mes Rama Valayden et Kaviraj Bokhoree (avoué) alors que Ascencia Ltd et Chicago Restaurant Ltd ont retenu les services du Senior Counsel Me Maxime Sauzier et de l’avoué Me Jaykar Gujadhur. Des représentants de la municipalité de Vacoas/Phoenix et des ministères de la Santé, du Logement et de l’Environnement étaient également présents sur le site hier.