La prochaine séance dans le procès intenté au député Jean-Claude Barbier et à son « complice », Selvanaden Mootoosamy, pour agression sera marquée par l’audition des deux activistes rouges qui reprochent aux accusés de les avoir agressés à Cité Vallijee en 2013. Le député du Mouvement Patriotique, Jean-Claude Barbier, n’a pu faire le déplacement en cour de Port-Louis hier en raison de ses obligations professionnelles, étant pris dans les travaux de l’Assemblée nationale. Le procès a ainsi été ajourné au 19 septembre pour écouter le témoignage des présumées victimes.
Le député de la circonscription No 1, et actuellement vice-président du Mouvement Patriotique, Jean-Claude Barbier, ainsi que son présumé complice Selvanaden Mootoosamy, un activiste du MMM, sont poursuivis devant la Cour intermédiaire sous une charge d’agression. Les deux hommes avaient été arrêtés le 3 mai 2013 suite à la plainte de deux activistes du PTr, Manu Mangar et Soorain Draunath Parbotteah, pour une agression survenue dans la soirée du 29 avril 2013. Il est reproché au député MMM d’avoir agressé Manu Mangar alors que Selvanaden Mootoosamy, lui, est accusé de s’en être pris à Soorain Draunath Parbotteah. Jean-Claude Barbier est défendu par Me Steven Obeegadoo alors que Selvanaden Mootoosamy est, lui, représenté par Me Raj Nuckchady.?Lors de ce procès, les dépositions de Selvanaden Mootoosamy, enregistrées à la CID de Port-Louis, avaient été lues en cour. Ce dernier avait nié toute agression. Il avait soutenu que le jour des faits allégués, il se trouvait en voiture avec le député Jean-Claude Barbier quand ils ont surpris deux activistes rouges couvrant des affiches du MMM par celles du PTr le long de la route principale de Cité Vallijee. Selon ses dires, Jean-Claude Barbier, ancien membre du MMM, leur avait demandé de ne pas couvrir leurs affiches. Les deux activistes auraient alors acquiescé et il n’y avait pas eu d’altercations. Un médecin généraliste, qui avait examiné une des victimes présumées après l’agression, avait indiqué lors d’une séance que le patient portait des blessures légères, dont des éraflures et des coupures. Il devait indiquer lors de son contre-interrogatoire par les avocats de la défense que ses blessures ne semblaient pas avoir été causées par un objet métallique, comme l’avait indiqué la victime présumée dans son enquête, insinuant qu’il aurait subi de plus graves blessures si tel avait été le cas. Jean-Claude Barbier et Selvanaden Mootoosamy ont plaidé non-coupable des charges portées contre eux.