A l’initiative d’un collectif appelé ZA4 – qui signifie « Zafer Amikal 4 (prisonniers) » –, un meeting aura lieu au Centre Idriss Goomany, à Plaine-Verte, le 7 février, à partir de 20h30. Cette réunion publique sera suivie, vers 22h15, d’une manifestation pacifique devant le centre. Les deux rendez-vous seront notamment animés par Salim Muthy, Ally Lazer, Jameel Peerally, Dhiren Moher et Nazir Allybokus.
Lors d’une conférence de presse, ces derniers ont été unanimes à évoquer les « manquements des enquêteurs », comme tente de l’établir le rapport Wrongly Convicted publié par Rama Valayden et son groupe de confrères avocats. Ils ont donné l’assurance que leur combat « n’a rien de communal », mais que leur démarche cherche à prouver que « l’erreur judiciaire est bien réelle ». Le but que s’est fixée l’organisation ZA4 est d’être « la voix de tous ceux qui sont victimes d’erreur judiciaire ».
La famille Sumodhee, disent-ils, porte aujourd’hui une étiquette qui la lie inévitablement à l’incendie meurtrier de l’ancienne maison de jeux. « Tou sa parski la polis finn konfonn kat pasione football are dezorder ki finn profitt situasyon pou kass dan ta », estime Ally Lazer. Ce dernier a fait ressortir que lorsque les désordres avaient éclaté à Plaine-Verte ce soir-là, il avait reçu un appel désespéré d’un haut gradé de la police, lequel recherchait son aide pour « venir calmer les esprits ». Et de lancer : « Mo kapav vin temwanye pou rakont ce ki mo finn trouve. »
Présente également à la conférence de presse, Rosina Sumodhee, l’épouse d’un des prisonniers, a tenu à remercier Rama Valayden pour « les efforts qu’il entreprend » pour que toute la lumière soit faite sur « l’affaire L’Amicale ». Elle a aussi fait ressortir que « des mères et des enfants souffrent toujours en attendant le retour de leur mari et de leur père ».