Le procès intenté à Sanjeev Nunkoo pour complicité dans le meurtre d’Hélène Lam Po Tang s’est poursuivi ce matin avec l’interrogatoire du dernier témoin de la poursuite, le Chief Police Medical Officer, le Dr Sudesh Kumar Gungadin. Se basant sur ses observations faites à la découverte du cadavre, de la température de la victime ainsi que du début de décomposition de certains organes, le médecin légiste estime qu’Hélène Lam Po Tang aurait perdu la vie 24 à 36 heures avant le premier examen du médecin. Elle aurait donc été tuée le 13 octobre 2010 vers 23 h. Le Dr Sudesh Kumar Gungadin s’est par ailleurs attardé sur les blessures relevées sur le corps de la victime qui a succombé à de « multiple stabwounds ».
Le Dr Sudesh Kumar Gungadin était arrivé sur les lieux du crime le 15 octobre 2010 à 15 h. Lors d’un premier examen sur les lieux, le médecin légiste avait constaté que la victime était allongée sur le dos dans une mare de sang, portait plusieurs blessures et que son corps était déjà refroidi. Le cadavre faisait 27,5 degrés. Il avait ensuite été transféré à la morgue de l’hôpital Candos pour l’autopsie. Celle-ci, effectuée par le Dr Sudesh Kumar Gungadin, avait révélé qu’Hélène Lam Po Tang avait eu le corps lardé de plus de 30 coups d’une arme tranchante. L’examen externe du cadavre démontrait que les muscles étaient déjà contractés. Hélène Lam Po Tang portait plusieurs blessures sur le front, la main et des stabwounds de 3 à 7 cm partout sur la poitrine et le dos. Elle avait été vidée de presque tout son sang et certains organes avaient commencé à se décomposer. À travers des illustrations, le médecin légiste a tenté d’expliquer aux membres du jury le schéma de différentes blessures indiquant qu’une seule arme peut causer différents types de blessures. Interrogé sur l’heure du décès d’Hélène Lam Po Tang, le témoin a tenu à expliquer aux jurés que les conditions dans lesquelles la personne est morte sont importantes. Si la personne est morte à l’hôpital, dit-il, la cause du décès ainsi que l’heure sont des informations précises que le médecin certifiant le décès aura. Idem pour une personne qui est morte chez elle et est par la suite transportée à l’hôpital. Par contre, dans le cas d’Hélène Lam Po Tang, a souligné le Dr Gungadin, « the only person who knows the exact time of death is the person who killed her. Anybody after that can only estimate ». Le témoin a expliqué que le médecin ne peut qu’estimer l’heure du décès se basant sur certaines informations. Se basant sur ses observations faites lorsqu’il s’était rendu sur les lieux du crime et avait examiné le cadavre pour la première fois, sa température et le début de décomposition de certains organes relevé lors de l’autopsie, le médecin légiste estime qu’Hélène Lam Po Tang aurait perdu la vie entre 24 heures à 36 heures avant. Elle aurait été tuée le 13 octobre 2010 vers 23 heures. « All these features are not accurate and there are many conditions that affects each and every factor. It is not an exact science, it is only a guess work », a soutenu le Dr Gungadin.
Rappelons que Sanjeev Nunkoo a été le premier suspect arrêté après l’assassinat d’Hélène Lam Po Tang, épouse de Gary Lam Po Tang, PDG d’une usine qui porte son nom. Le suspect était initialement poursuivi sous une charge d’assassinat. Cependant, en juillet 2014, le Directeur des Poursuites publiques (DPP), Me Satyajit Boolell, avait décidé d’initier le procès contre Sanjeev Nunkoo sous un acte d’accusation de “aiding and abeiting the author of a crime”, soit d’avoir aidé une autre personne à causer la mort d’Hélène Lam Po Tang. Le couple Lam Po Tang, dont la fille est établie à l’étranger, habitait Avenue des Roses, Morcellement Swan, Baie-du-Tombeau. Le corps de la victime de 61 ans avait été découvert le 15 octobre 2010 dans sa maison par son beau-frère et sa soeur.