Le Sud-Africain Peter Wayne Roberts, inculpé provisoirement du meurtre de son épouse, Lee-Ann Palmarozza – retrouvée morte à l’âge de 35 ans dans la piscine de sa villa, à Anahita –, est toujours en détention. Son homme de loi, Me Sanjay Buckory, avait saisi la Cour suprême pour une demande de “judicial review” compte tenu de la décision de la Bail and Remand Court de ne pas accorder la liberté conditionnelle de son client.
La demande de “judicial review” a été prise sur le fond ce matin devant les juges Abdurrafeek Hamuth et Aruna Devi-Narain. Mr Sanjay Buckory, qui représente les intérêts du Sud-Africain, devait rappeler que de nouveaux développements sont intervenus dans le cadre de l’enquête policière instituée dans cette affaire, dont des traces de drogues et d’alcool qui, selon les rapports toxicologiques, ont été retrouvées dans le sang de la victime. Suite à ces nouveaux développements, le juge Hamuth a soutenu que cette instance ne serait pas le forum approprié pour entendre un tel cas, précisant que ces nouvelles circonstances ne peuvent être mentionnées dans une demande de “judicial review” en Cour suprême. Le juge a estimé « préférable » que l’affaire soit référée une nouvelle fois devant la Bail and Remand Court, et ce afin que ces nouveaux développements soient mis en avant.
L’homme d’affaires sud-africain avait obtenu l’accord du juge Abdurrafeek Hamuth pour que les rapports  du Forensic Science Laboratory (FSL) soient contre-analysés dans un laboratoire spécialisé en Afrique du Sud. Me Sanjay Buckory avait soutenu que, pour ce faire, l’officier responsable de ce dossier au FSL remette lui-même les échantillons au laboratoire sud-africain, et ce afin qu’il n’y ait aucun risque de manipulation.
La victime, Lee-Ann Palmarozza, 35 ans, avait été retrouvée sans vie dans une piscine de l’Anahita Resort dans la nuit du 28 au 29 décembre 2014. L’enquête de la MCIT avait débouché sur l’inculpation provisoire de son compagnon, Peter Roberts, homme d’affaires et propriétaire d’une villa dans cet établissement. Vers minuit, suite à une alerte à disparition s’apparentant à une mise en scène, le corps de la victime avait été retrouvé sans vie dans la piscine. L’autopsie pratiquée par le Chief Police Medical Officer, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, avait alors attribué le décès à une asphyxie, la victime portant des hématomes à la tête et à la gorge, et à des traitements de saignement interne.