Poursuivi pour l’assassinat de sa mère Rashida Noorah (65 ans), l’ex-constable Ziaoudeen Noorah, 33 ans, a comparu devant les Assises hier. Lors de la séance d’aujourd’hui, son homme de loi commis d’office, Me Ritesh Sumputh, a informé la cour que son client plaidera non-coupable de la charge d’assassinat. Il a de plus affirmé que tous les “briefs” relatifs à l’affaire lui ont été communiqués. Le juge Benjamin Marie-Joseph a de ce fait ajourné le procès à l’année prochaine, soit du 14 au 25 mars.
Il est reproché à Ziaoudeen Noorah d’avoir tué sa mère en octobre 2011, l’accusé ne supportant pas que celle-ci soit à la base de plusieurs conflits, dont sa séparation avec son épouse. Ce policier affecté au poste de Vacoas, comptant 11 ans de service, aurait laissé mourir sa mère alors qu’elle dormait à poings fermés. Il avait avoué avoir mis le feu à sa chambre suite à une dispute concernant son couple. L’autopsie pratiquée par le Chief Police Medical Officer (CPMO) le Dr Sudesh Kumar Gungadin avait attribué le décès à une asphyxie causée par l’inhalation excessive de fumée.
Dans la nuit du 25 au 26 octobre 2011, la police et les pompiers ont été mandés à Riverside, Phoenix. Alors qu’ils croyaient avoir affaire à un incendie accidentel, ils ont alors senti une odeur de pétrole dans la maison. De plus, seule la chambre de la mère était en feu. L’enquête avait ainsi débouché sur l’arrestation du fils de la victime, Ziaoudeen Noorah.
Arrêté par la MCIT de Curepipe, le policier avait avoué les faits. Il se disait ainsi torturé entre son épouse et sa mère, qui n’avait jamais accepté son mariage. Ce père de deux enfants avait déclaré à la police qu’il ne pouvait plus supporter cette situation. Depuis son mariage, sa mère n’avait cessé d’importuner son épouse pour des broutilles, selon lui, car étant de nature possessive à l’égard de son fils. Il avait quitté la maison maternelle pour aller vivre avec sa femme et ses enfants à Vacoas. Quelques mois après, sa mère serait venue le voir pour lui demander de rentrer à la maison. Ziaoudeen Noorah aurait alors abandonné sa famille pour retourner vivre chez sa mère. Et c’est à partir de là que les choses auraient commencé à se détériorer. Malgré le retour de son fils, Rashida Noorah aurait continué à lui mener la vie dure car il gardait contact avec son épouse et ses enfants. Raison pour laquelle, selon l’accusé, ce dernier aurait commis l’irréparable quelque mois plus tard.