Le procès initié par l’ICAC contre la Mauritius Commercial Bank, accusée de blanchiment d’argent, a repris ce matin en Cour intermédiaire devant les magistrats Renuka Dabee et Vijay Appadoo avec la déposition du principal témoin de la poursuite, la Principal Accountant du ministère de la Sécurité sociale Amina Rojoa. Celle en charge de la gestion des fonds provenant des National Pension Fund et National Savings Fund est revenue sur l’épisode où l’Investment Committee avait décidé de réinvestir Rs 100 M dans la MCB et le moment où elle devait apprendre que Robert Lesage était parti à la retraite sans l’en informer.
Le procès initié par l’ICAC contre la Mauritius Commercial Bank, accusée de blanchiment d’argent, a repris ce matin en Cour intermédiaire devant les magistrats Renuka Dabee et Vijay Appadoo avec la déposition du principal témoin de la poursuite, la Principal Accountant du ministère de la Sécurité sociale Amina Rojoa. Celle en charge de la gestion des fonds provenant des National Pension Fund et National Savings Fund est revenue sur l’épisode où l’Investment Committee avait décidé de réinvestir Rs 100 M dans la MCB et le moment où elle devait apprendre que Robert Lesage était parti à la retraite sans l’en informer.
Amina Rojoa, l’ancienne Principal Accounting Officer du ministère de la Sécurité sociale, a été appelée à la barre des témoins. Le procès intenté par le Directeur des poursuites publiques (DPP) à la Mauritius Commercial Bank (MCB) dans l’affaire de la National Pension Fund (NPF) s’est poursuivi aujourd’hui devant la Cour intermédiaire. Amina Rojoa a été interrogée par la poursuite, représentée par Mes Rashid Ahmine (Senior Assistant DPP).
L’ancienne Principal Accounting Officer du ministère de la Sécurité sociale a expliqué la présence des fonds de la NPF à la MCB. Elle a affirmé que l’Investment Committee décide de la manière dont les fonds doivent être investis, ce qui peut être en tant que « loans, treasury bills, long term securities to the Bank of Mauritius », a-t-elle soutenu. Le surplus de la NPF et de la NSF (National Savings Fund) est alors placé à la Banque de Maurice. Et de préciser que, selon la procédure, la transaction doit être effectuée par voie de courrier.
Selon l’ancienne Principal Accounting Officer, la MCB prévient alors le ministère lorsque l’argent est arrivé « à maturité ». Elle précise toutefois que le ministère était toujours au courant avant même d’avoir reçu le communiqué de la banque. En novembre 2002, des fonds provenant de la caisse de la NPF et de la NSF – à hauteur de Rs 100 millions – ont été convertis en dépôts fixes à la MCB. Amina Rojoa a soutenu qu’elle traitait cette affaire avec Robert Lesage, qui était alors le Desk Officer responsable du dossier à la MCB.
Or, le 27 janvier 2003, Mme Rojoa devait appelé la banque pour parler à Robert Lesage au sujet des dépôts fixes qui devaient arriver à maturité le 31 janvier. C’est à ce moment là qu’elle aurait appris que Robert Lesage avait pris sa retraite et que celui-ci l’aurait même pris avant qu’elle ne le contacte. Elle s’était alors entretenue avec un autre officier de la MCB, lequel devait lui confirmer que Robert Lesage était en effet bien parti et que quelqu’un d’autre s’occuperait du dossier. Amina Rojoa a alors contacté une certaine Léanne Decotter, de la MCB, qui lui a donné rendez-vous. Cette dernière aurait vérifié le compte de la NPF, où elle n’aurait seulement trouvé que les Rs 100 millions. Les autres dépôts auraient, selon elle, disparu. « J’ai eu peur. J’étais choquée en apprenant ça. J’ai demandé à la préposée de voir ce qui s’est passé », a déclaré Amina Rojoa en cour. Son interrogatoire s’est poursuivi dans l’après-midi.