Provisoirement inculpé dans l’affaire MedPoint, Pravind Jugnauth a insisté ce matin qu’à aucun moment il n’a été informé de quoi l’Icac l’accusait, avant qu’il ne soit placé en état d’arrestation, le mercredi 21 septembre. Il a comparu ce matin devant la magistrate Meenakshi Gayan-Jaulimsing, en cour de district de Port-Louis. La motion de l’inculpé dans laquelle il demande que l’accusation provisoire soit rayée contre lui a été débattue.
Le libellé de l’accusation se lit comme suit : « That on or about the 23rd December 2010 at New Government Centre, Port-Louis, in the said district, one Pravind Kumar Jugnauth, aged 49 years, barrister, residing at No 16 Angus Road, Vacoas, did whilst being a public official, whose relative had a personal interest in a decision in which a public body had to take, that public official willfully, unlawfully and criminally take part in the proceedings of that public body relating to such decision. »
Lors d’une audience précédente, MM. Allear et Coret, deux officiers opérant pour le compte de l’Icac, avaient été interrogés. Ce matin, le prévenu, seul témoin à déposer aujourd’hui, a répondu aux questions posées par son avocat, Me Nandraj Chetty SC et Me Atish Roopchand, celui qui représentait l’Icac.
Le premier nommé a rappelé à son client ce que M. Allear avait dit en cour, notamment que les faits et les circonstances de l’affaire avaient été expliqués à Pravind Jugnauth. Celui-ci a répondu que tel a bien été le cas. Interrogé sur ce que M. Coret lui a déclaré, Pravind Jugnauth a répondu : « At a certain time he wanted to stop the recording of my statement. I told him that I wish to continue. He explained to me that the Magistrate and the cashier of the Court are waiting for us. »
À une autre question, Pravind Jugnauth a indiqué qu’il a bien fait comprendre aux enquêteurs que les débats du Conseil des ministres allaient démontrer qu’à aucun moment il n’a pris part aux discussions sur le rachat de la clinique MedPoint.
Rappelons que la magistrate Meenakshi Gayan-Jaulimsing avait imposé une caution de Rs 75 000 et une reconnaissance de dettes de Rs 200 000 pour la confirmation de la remise en liberté conditionnelle de Pravind Jugnauth, qui se trouve également sous le coup d’un Prohibition Order, soit une interdiction de déplacement à l’étranger.