Paul Bérenger, leader de l’opposition et du MMM juge « lamentable » la décision du Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, de convoquer, jeudi, la police à son bureau en vue de sa déposition contre lui pour « diffusion de fausses nouvelles » après ses graves allégations de samedi de la semaine dernière autour du rôle qu’aurait joué le Dr Ramgoolam dans l’affaire MedPoint. Une décision, selon Paul Bérenger, « très maladroite pour l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) ». M. Bérenger révèle qu’il devait être interrogé le lendemain, vendredi, à son domicile par l’ICAC à la demande de la Commission, mais qu’à la suite du développement intervenu la veille, son audition auprès de la commission anti-corruption a été renvoyée sine die. Alors que, explique-t-il encore, il entendait, hier, revenir en détail sur MedPoint, le leader de l’opposition, sur les conseils de ses hommes de loi, dont Me Ivan Collendavelloo, s’abstient, pour le moment, d’autres commentaires sur le brulant sujet. Le temps, explique Paul Bérenger, de se concerter, demain, lundi, avec ses conseillers légaux quant à la « ligne stratégique » à adopter.
M. Bérenger explique qu’il entendait, ce week-end, revenir en détail sur toute l’affaire MedPoint. Il s’interroge, par exemple, sur le fait de savoir pourquoi l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) a choisi de convoquer la ministre de la Santé, Mme Maya Hanoomajee, pour être entendue au courant de la semaine qui vient alors même que, selon lui, si la Commission devait remonter à la genèse même de toute l’affaire, c’est le prédécesseur de Mme Hanoomajeee à la Santé, en l’occurrence, M. Rajesh Jeetah, qui aurait dû, logiquement être, d’abord, convoqué « comme on l’estime, même, au sein du MSM ».
Paul Bérenger révèle qu’à la demande de l’ICAC, celle-ci se proposait de venir l’interroger, vendredi, à son domicile, mais qu’à la faveur de la déposition faite, la veille, contre lui, par le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, auprès de la police pour « diffusion de fausses nouvelles », son audition auprès des enquêteurs de la Commission a été renvoyée sine die. Il explique encore qu’avec ce développement, ses conseillers légaux et, particulièrement, Me Ivan Collendevelloo, lui ont conseillé de s’abstenir, pour le moment, de tout autre commentaire en attendant que ne soit dégagée, demain, lundi, la « ligne stratégique » qui sera adoptée, tant vis-à-vis des enquêteurs de la police que de ceux de l’ICAC au terme d’une réunion de concertation qu’il aura avec ses avocats.
Tout cela précisé, le leader de l’opposition juge « lamentable » de la part du Premier ministre et « très maladroite vis-à-vis de l’ICAC » la décision de Navin Ramgoolam de convoquer à son bureau des limiers du CCID en vue de sa déposition contre lui. Soulignant le fait qu’en cours de route, la perception de son parti, le MMM, sur toute l’affaire MedPoint a changé, Paul Bérenger assure qu’il y aura, « certainement », un développement dans cette affaire.
Les remous secouant, ces jours-ci, la Mauritius Society of Authors (MASA) font aussi, par ailleurs, l’objet de commentaires de M. Bérenger. Il explique, à cet effet, qu’il se proposait d’adresser, mardi prochain, sa Private Notice Question (PNQ) au ministre des Arts et de la Culture dans le but d’évoquer, précisément, le sort réservé aux artistes et créateurs, particulièrement, les musiciens et les chanteurs. M. Mukeshwar Choonee étant, toutefois, absent du pays, le leader de l’opposition déclare qu’il reviendra à la charge sur toute la question le mardi suivant à l’Assemblée nationale.