La motion déposée en Cour suprême par le leader du MSM pour demander au secrétaire du cabinet  l’autorisation de faire usage des procès-verbaux d’une réunion du conseil des ministres a été appelée ce matin devant la cour du Master and Registrar présidée par Benjamin Marie-Joseph. Elle a été renvoyée au vendredi 16 décembre, vu que le plaignant n’a pas encore répondu à la demande de particulars du State Law Office dans son contre-affidavit.
La motion de Pravind Jugnauth a été appelée une première fois le jeudi 20 octobre. Selon son libellé, le leader du MSM souhaite pouvoir utiliser certaines parties des débats du conseil des ministres pour compiler sa défense. L’ancien ministre des Finances avait soutenu que lorsque le cabinet a été saisi du projet de rachat par l’État de l’ancienne clinique MedPoint, il s’était retiré de la réunion, la famille Jugnauth ayant des intérêts dans l’établissement de santé.
Le leader du MSM a ainsi demandé au secrétaire du cabinet Suresh Seebaluck de lever l’interdiction de rendre publics les débats se déroulant aux réunions du conseil des ministres, comme le prévoit l’Official Secrets Act. Demande qui a été refusée. Pravind Jugnauth demande donc à la Cour suprême d’ordonner à M. Seebaluck de revenir sur sa décision.
Les défendeurs, qui sont le secrétaire du cabinet, l’État et l’Attorney General, sont représentés par le State Law Office (SLO). Celui-ci a soumis un contre-affidavit dans lequel il demande des précisions (particulars) ayant trait à ce que recherche le plaignant. La partie plaignante n’a cependant pas encore donné de réponse aux questions posées.
Le codéfendeur Me Sultan Sohawon, avoué de l’Independent Commission Agains Corruption, a pour sa part demandé du temps pour pouvoir considérer sa position.
Pravind Jugnauth a retenu les services de Mes Ravin Chetty, Rashid Daureeawoo et Prithivirasingh Ballack (avocats) et Girish Nunkoo (avoué).