Le procès intenté à l’homme d’affaires Michel de Ravel de l’Argentière, accusé d’attouchements sexuels et d’attentats à la pudeur sur cinq fillettes en 1998, se poursuit à huis clos avec le témoignage des présumées victimes. Pour l’heure, deux plaignantes ont déjà été entendues. Le procès reprendra demain devant la magistrate Niroshini Ramsoondur, siégeant en Cour intermédiaire.
Michel de Ravel de L’Argentière a plaidé coupable sous 14 charges seulement, alors que pas moins de 21 charges sont portées contre lui. Cet habitant de Rivière-Noire, âgé de 55 ans, est poursuivi devant la Cour intermédiaire pour « attempt upon chastity upon a child of less than 12 ». Dans sa demande d’arrêt des procédures logée précédemment, Me Siddartha Hawoldar avait soutenu que son client « ne bénéficie pas d’un procès équitable ». Il considérait en ce sens le nombre d’années écoulées depuis l’arrestation de son client jusqu’au jour où les charges ont été logées contre lui. L’avocat arguait que ce laps de temps a causé un stress à son client et soutenait que le libellé de l’information pour les accusations « n’est pas clair ». Il avait ainsi demandé l’arrêt du procès, mais n’était par la suite pas allé de l’avant avec sa motion.
Michel de Ravel de L’Argentière a été arrêté le 29 juin 2012 suite à de graves allégations d’attouchements sexuels et d’attentats à la pudeur portées contre lui par cinq victimes présumées au CCID. Confronté aux plaintes rapportées à la police à son encontre, l’homme d’affaires avait fini par passer aux aveux lors de ses interrogatoires. Les victimes affirment avoir subi des attouchements alors qu’elles étaient âgées entre 4 et 6 ans. Ces dernières sont les enfants des amis de Michel de Ravel de L’Argentière, qui venaient passer le week-end chez lui à Rivière-Noire.