Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, dans sa plainte logée en Cour suprême, où il réclame des dommages de Rs 100 M pour « arrestation arbitraire » dans l’affaire de pédophilie alléguée au Mauritius Institute of Training and Development (MITD), a soumis des documents cette semaine dans lesquelles il maintient avoir été arrêté à sa résidence de Vacoas à 14h le 26 décembre 2012 sur les directives de l’assistant commissaire de police, Pregassen Vuddamalay.
Le Premier ministre affirme avoir été arrêté de manière « arbitraire » par deux officiers de police, qui l’avait embarqué pour le conduire au bureau du CCID.
Après son arrestation, Pravind Jugnauth a soutenu avoir été emmené devant l’assistant commissaire de police Pregassen Vuddamalay, qui l’aurait interrogé sur ses propos tenus lors d’une conférence de presse du MSM lors de laquelle il avait commenté les allégations de pédophilie contre un enseignant du  MITD.
Le Premier ministre dit avoir été victime d’un traitement « arbitraire et injuste ». Il dit avoir fait l’objet de menaces et d’intimidations au bureau du CCID. Il a souligné d’autant plus que le Dr Vasant Bunwaree, ministre de l’Éducation à l’époque, ou encore Navin Ramgoolam et Nandanee Soornack « n’avaient pas été traités de cette manière ». Il a soutenu d’ailleurs que les dommages de Rs 100 M concernent les préjudices subis en tant que leader du MSM, ancien ministre, avocat et membre de l’Assemblée nationale, ainsi que pour le « traumatisme » subi par sa femme et ses filles, qui avaient assisté à son arrestation.
C’est Yatin Varma, alors Attorney General, et Sheila Bappoo qui avait porté plainte contre Pravind Jugnauth le 26 décembre 2012 pour sédition alléguée. Cette plainte avait fait suite à une conférence de presse du leader du MSM au Sun Trust Building lors de laquelle il avait commenté les allégations de pédophilie contre un enseignant du MITD, utilisant le terme de « gouvernement pédophile ».