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Showkutally Soodhun est poursuivi sous une charge de “abuse of authority by public officer” en violation de l’article 77 du code pénal. Il était de retour en Cour intermédiaire hier matin au sujet du “Prohibition Order” qu’avait émis la police contre lui lors de la dernière audience.

En effet, le jour de sa première comparution en cour, le 24 septembre dernier, la police avait émis un “Prohibition Order”. Or, le principal intéressé devait prendre l’avion le même jour pour l’Arabie saoudite. Ses hommes de loi avaient objecté à cette demande. La poursuite a informé la cour hier qu’elle n’avait pas l’intention de loger une interdiction de voyager formelle contre l’ex-VPM mais que ce dernier devrait faire en sorte d’être au pays quand le procès serait pris sur le fonds. Le procès sera entendu le 7 décembre.

Il est reproché à l’ex-ministre d’avoir « being an agent of the government, wilfully and unlawfully commit an arbitrary act prejudicial to section XVI(2) and (3) of the Constitution of Mauritius ». Les “particulars” retenus contre Showkutally Soodhun se lisent comme suit : « During a meeting held in the Board of the Ministry of Housing and Lands on the 17 July 2017, the said Honourable Showkutally Soodhun gave an undertaking to a group of persons, known as Regroupman de Bassin, that the NHDC houses in their locality would be allocated to persons in a discriminatory manner. » La police avait conclu qu’il n’y avait aucun élément contre l’ex-ministre mais le DPP a décidé qu’il y avait suffisamment de matières pour loger des charges formelles suite aux propos à caractère sectaire qu’aurait tenus Soodhun lors d’une réunion avec un groupe d’habitants de la route Bassin, Quatre-Bornes, en juillet 2017. Neuf témoins ont été assignés au procès, dont des enquêteurs, des membres de la presse, Vivay Kanum Pursun et un certain Seewa Jankoo.