Le président de la Fédération mauricienne de Judo Jiujitsu et Disciplines (FMJDA) est sorti de son silence vis-à-vis de Week-End en fin de la semaine écoulée pour évoquer toute cette affaire, connue désormais sous le nom de l’affaire Adriano Pydia, dont le bras droit a pu finalement être sauvé (hors texte principal) et relevé par notre confrère de l’express de samedi dernier. Les trois principales informations découlant de cette conversation sont notamment (a) la décision de la FMJDA de s’assurer les frais d’hospitalisation et d’opération du jeune judoka dans une clinique privée, (b) de mettre en place un Fact Finding Committee (FFC) pour enquêter dans toutes cette affaire pour situer les responsabilités et (c) la suspension de Marie Michèle St-Louis de ses fonctions de responsable de l’école de Judo de Beau-Bassin le temps que le FFC vienne avec ses conclusions.
Réunion urgente dimanche dernier
Après que la presse, l’express de samedi d’abord et de Week-End dimanche dernier, eut mis au grand jour le cas de ce jeune judoka de 9 ans blessé à son bras droit lors de la Coupe de la République le 6 avril dernier au dojo de Beau-Bassin, le comité directeur de la FMJDA s’est réuni en urgence dimanche matin pour évoquer toute cette question. « Effectivement, vu la gravité de la situation, mon comité s’est réuni pour essayer de trouver des solutions pour sauver le bras d’Adriano Pydia. La première décision que nous avons prise c’est de trouver les moyens pour que le jeune judoka puisse se faire examiner par un médecin dans le privé et voir si on peut sauver son bras. Ce qui a été fait à travers le Dr Teckam et la clinique Fortis-Darné. La fédération a  payé à ce jour une somme avoisinante de Rs 75 000 comme frais pour que Adriano Pydia puisse être opéré à nouveau et Dieu merci que son bras a été sauvé après que le sang a recommencé à circuler », explique à Week-End Josan Valère.
Le président de la FMJDA a également indiqué à Week-End de la décision de son comité de mettre en place, dans les plus brefs délais, un FFC qui sera composé de trois hommes de loi. «Il existe trop de notes discordantes dans cette affaire que la fédération a pensé qu’il serait plus juste de confier cette enquête, qui est nécessaire, a un corps indépendant. Nous avons pris contact avec des hommes de lois et aussitôt que nous avons leur feu vert, nous mettrons en place le FFC », soutient-il. Par contre,  Josian Valère a été sans équivoque dans la décision de son comité de suspendre  l’ex-double championne d’Afrique, Marie Michèle St-Louis comme responsable de l’école de judo de Beau-Bassin. «Déjà les conditions dans lesquelles s’est déroulé cet incident, qui aurait pu avoir des conséquences graves, ne sont pas très clairs et déjà chacun doit assumer ses responsabilités», dira Josian Valère, qui a laissé comprendre que la lettre à cet effet a déjà été «issued».
Interrogé encore une fois par Week-End vendredi en fin d’après-midi,  l’ex-judokate de haut niveau garde toujours le mutisme sur cette affaire. Par contre, elle a affirmé n’avoir reçu à ce jour aucune lettre de la fédération pour lui informer de sa suspension comme responsable de l’école de Beau-Bassin. Mais cette affaire ne s’arrêtera pas là puisque selon les informations de Week-End, toute cette affaire pourrait bien faire l’objet d’une question parlementaire.