Provisoirement accusé de stirring up racial hatred et de damaging property by band, Mahabood Wohedally restera en détention préventive. La Senior Magistrate Meenakshi Gayan-Jaulimsing n’a pas accordé de caution au fils de Cassam Zulu. Le policier est soupçonné d’être à la tête d’un groupe impliqué dans les incidents survenus à Quinze-Cantons à Vacoas.
Mahabood Wohedally (alias Nasroul), fils de Cassam Wohedally (alias Cassam Zulu), a comparu ce matin devant la Bail and Remand Court à Port-Louis. La Senior Magistrate Meenakshi Gayan-Jaulimsing lui a refusé la liberté conditionnelle. La police a objecté à sa caution. Une charge provisoire de stirring up racial hatred et de damaging property by band sous l’article 282 (1) (b) du Code criminel a été logée contre lui à la cour de district des Hautes Plaines-Wilhems à Curepipe. Il a ensuite été conduit en cellule. Mahabood Wohedally est défendu par Me Mamad Boccus.
Ce policier est sous le coup d’une suspension depuis quelques mois. La police soupçonne Mahabood Wohedally d’être à la tête d’un groupe d’individus qui aurait endommagé des banderoles à Quinze-Cantons à Vacoas dans le cadre de la fête Maha Shivaratree. Une salle verte aménagée pour les pèlerins se rendant à Grand-Bassin a aussi été saccagée.
Mahabood Wohedally était activement recherché par la police après les événements de Quinze-Cantons. Il s’est alors rendu avec son avocat au Central Criminal Investigation Department (CCID) mardi dernier.
Mohammad Massi Ullah Hossany, Reza Lallmohamed et Ziyad Khan Wohedally sont provisoirement accusés de sédition. Le sergent de police (PS) Shakeel Dussoruth et la Woman Police Constable (WPC) Sharon Lamarque sont quant à eux provisoirement accusés de « forgery by public officer ». Les enquêteurs pensent qu’ils ont falsifié une entrée dans le diary book de la police. La cour de district des Hautes Plaines-Wilhems à Curepipe leur a accordé la liberté conditionnelle contre une caution de Rs 10 000 chacun. Ils clament leur innocence dans cette affaire. L’enquête se poursuit.