L’ex-ministre Raj Dayal a comparu ce matin en Cour de District de Port-Louis dans le cadre de sa motion réclamant la levée permanente de l’interdiction de voyager dont il fait l’objet. La poursuite y a objecté, indiquant toutefois qu’elle considérerait favorablement une demande pour la levée temporaire de cette interdiction s’il était amené à voyager. Il est également ressorti de cette séance que le dossier à charge a déjà été transmis au bureau du DPP, l’enquête étant bouclée.
L’ex-ministre Raj Dayal est accusé d’avoir sollicité un pot-de-vin à l’homme d’affaires Patrick Soobhany le 26 mars à son bureau, à Port-Louis, en échange d’un permis EIA pour un projet de morcellement à Gros-Cailloux. Raj Dayal fait l’objet d’une accusation provisoire de “bribery by public official” sous la Prevention of Corruption Act. Alors que les accusations formelles n’ont pas encore été logées contre l’ex-ministre, son avocat, Me Jacques Panglose, GOSK, avait logé deux motions en cour le 27 avril lorsque la magistrate Adila Hamuth avait décidé de maintenir l’accusation provisoire contre Raj Dayal. Me Panglose devait, dans un premier temps, demander la levée permanente de l’interdiction de voyager qui pèse sur son client avant de demander à obtenir un “early trial”. Lors de l’appel de l’affaire hier en Cour de District de Port-Louis, la poursuite, représentée par Me Sindhia Potayya, a objecté à la demande de la levée permanente de l’interdiction de voyager. Elle a toutefois indiqué que la poursuite considérerait la demande pour une levée temporaire de cette interdiction si l’ancien ministre avait besoin de voyager.
Par ailleurs, Me Potayya devait également indiquer que le dossier à charge a été transmis au bureau du DPP car l’enquête a déjà été bouclée. Raj Dayal devra se présenter à nouveau en cour le 10 août pour que la poursuite fasse état des nouveaux développements au niveau du bureau du DPP. Pour rappel, Raj Dayal avait été arrêté le 6 avril après son interrogatoire “under warning” à l’ICAC pour ce cas de corruption. Il a dû s’acquitter d’une caution de Rs 15 000 et signer une reconnaissance de dettes de Rs 300 000 pour recouvrer la liberté.