Le procès intenté à Jiawed Ruhumatally, poursuivi pour l’assassinat de Gérald Lagesse lors du braquage de la MCB en février 2005, a été appelé ce matin en Cour d’Assises. Les débats sur la motion d’arrêt des procédures logée par la défense étant close, la Cour a fixé la date des plaidoiries pour le 10 octobre.
L’avocat de Jiawed Ruhumatally, Me Zahreedin Jaunbaccus, avait logé une motion demandant l’arrêt des procédures contre son client. Il avait fait comprendre que les procès-verbaux de l’enquête préliminaire dans cette affaire étaient irrecevables vu que quelques témoins avaient déposé en anglais, une langue que ne maîtriserait pas son client. Trois Court Officers ont été auditionnés pour témoigner sur le déroulement de l’enquête préliminaire dans cette affaire, instituée en Cour correctionnelle de Port-Louis. Selon eux, l’accusé Ruhumatally n’avait à aucun moment objecté à ce que l’enquête préliminaire soit arrêtée en l’absence de son avocat. De plus, ils devaient indiquer que selon les documents produits en cour, les procédures se faisaient en kreol afin de ne pas porter préjudice à l’accusé. Bien que l’avocat de la défense ait déclaré que les différents Court Officers ne faisaient pas mention de la langue utilisée dans leurs notes, il s’avère selon les témoins que c’est la magistrate qui avait présidé ce procès qui le mentionnait dans ses Magistrate’s notes et que c’était elle qui informait la cour de la langue qui serait utilisée avant qu’un témoin ne dépose. La Cour entendra les plaidoiries des avocats avant de rendre son verdict sur la motion.
Rappelons que Jiawed Ruhumatally est accusé d’avoir participé à l’assassinat de Gérald Lagesse, ancien Customer Care Supervisor de la Mauritius commercial Bank (MCB), lors du braquage du Main vault de la banque, rue sir William Newton, Port-Louis, le 11 février 2005.
Lors du procès intenté à Steve Monvoisin et à Laval Sambacaille, qui avaient plaidé coupables d’avoir participé au meurtre de la victime, le Dr Suresh Kumar Gungadin, médecin légiste qui avait autopsié le corps de Gérald Lagesse en février 2005, a été appelé à la barre des témoins. Il a expliqué que Gérald Lagesse avait reçu des coups sur tout le corps, causant même une fracture de son os nasal. Sa mort est due à une asphyxie causée par son bâillonnement. Le responsable du département médico-légal de la police a précisé que la victime s’était étouffée avec les morceaux de papiers introduits dans sa bouche pendant le braquage du Main Vault. Son visage avait également été scotché à l’aide de ruban adhésif.