Le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, a convoqué la presse ce matin à son bureau à l’Hôtel du Gouvernement, où il a commenté le release par la Financial Services Commission (FSC) des permis sollicités par l’homme d’affaires angolais, Alvaro Sobrinho. La décision de cette approbation de la FSC a été prise lors d’un Special Board Meeting samedi dernier. Pour le leader de l’opposition, « il est clair que la FSC a été à l’encontre de la FSC Act ». Selon ses informations, « le gouvernement a subi des menaces et des pressions énormes » dans le cadre de l’approbation de ces permis. Suite à la démission, le 1er juin, du sollicitor general Dhiren Dabee trois autres personnes ont soumis leur démission hier à cause de l’affaire Sobrinho.
Xavier-Luc Duval devait d’abord faire état du rapport Kroll préparé pour la FSC qui brosse, dit-il, une image « très négative » d’Alvaro Sobrinho. « Ce qui est clair dans ce rapport, c’est que cet homme a une très mauvaise réputation dans le monde. Le rapport fait la distinction entre l’image qu’il a à l’intérieur d’Angola, où il jouit d’une très grande protection et où aucune action ne sera prise à son encontre, et en dehors d’Angola, où il est perçu comme une personne non grata ». De plus, ajoute XLD, « il ne faut pas oublier qu’il a des actifs de plus de 100 M d’euros saisis en Suisse ».
XLD a cité un extrait du rapport Kroll : « These sources were aware of the Client’s matter in Mauritius and stated that their respective banks would not do business with Sobrinho or any businesses affiliated with him. A senior pan-african banking group executive further claimed that the subjects were ‘personae non grata’ at his bank ».