Le procès intenté à la compagnie d’Alvaro Sobrinho, ASA Africa, pour avoir donné de fausses informations au sujet de son conseiller légal dans le cadre de ses démarches pour l’obtention de Global Business Licences et d’une Investment Banking Licence de la FSC, s’est poursuivi hier avec l’audition des témoins.

L’ex-Head of Licencing de la Financial Services Commission, Marie Charlène Christelle Planche, a, lors de son contreinterrogatoire, mené par Me Moorari Gujadhur, souligné qu’au moment où la compagnie avait soumis sa demande pour obtenir la licence, la FSC n’était pas induite en erreur. « The licence had already been given, we were not misled at that time », a-t-elle déclaré en cour.

Si Mario José Pinto avait obtenu l’aval de la cour pour qu’il soit représenté par une certaine Catue Cassagne, il a tenu à être présent lui-même hier. À noter qu’aucune interdiction de quitter le pays ne pèse sur lui après un “ruling” de la cour en sa faveur. Quatre témoins ont été appelés lors de l’audience d’hier. Un représentant du Registrar of Companies a confirmé que la compagnie de Sobrinho était enregistrée depuis le 7 novembre 2006 en tant que compagnie domestique.

Selon les informations dans le dossier à charge, le délit aurait été commis le 7 novembre 2016, à Ébène, par le Board of Director d’ASA Group, José Manuel Pinto. En mars dernier, ce partenaire d’affaires de longue date d’Alvaro Sobrinho avait été interrogé par le CCID au sujet des “Misleading Informations” fournies par l’ASA Group à la FSC pour des Global Business Licences et une Investment Banking Licence. José Manuel Pinto avait été cité dans le cadre des contacts d’ASA Group avec la BLC Robert & Associates et Me Iqbal Rajahbalee en tant que Managing Counsel. Dans des documents fournis à la FSC, l’ASA Group avait tenté d’accréditer la thèse que ce cabinet d’avocats était partie prenante des démarches en vue de décrocher l’Investment Banking Licence de la FSC du 26 novembre 2016.