Le procès intenté au député du MSM Showkutally Soodhun, l’ancien maire de Quatre-Bornes Maheswarsing Khemloliva et Beejaye Soomye, poursuivis pour « taking part in a gathering without notice to the Commissioner of Police » en violation des dispositions de la Public Gathering Act, a repris ce matin devant les magistrates Niroshini Ramsoondur et Wendy Rangan. Cependant, en l’absence de Beejaye Soomye, un des accusés, pour cause de maladie, l’affaire a été renvoyée au 30 janvier 2014. Lors de la dernière séance, les magistrates avaient rejeté la motion présentée par la défense contestant l’admissibilité des photos remises à la police par deux photographes du groupe de presse La Sentinelle Ltée.
Le député MSM Showkutally Soodhun, l’ancien maire de Quatre-Bornes Maheswarsing Khemloliva et Beejaye Soomye sont poursuivis pour avoir le 2 mai 2009 « taking part in a gathering without notice to the Commissioner of Police » en violation des dispositions de la Public Gathering Act. Le procès est entendu par les magistrates Niroshini Ramsoondur et Wendy Rangan. Le président du MSM a retenu les services de Me Gavin Glover (SC) alors que Beejaye Soomye et Maheswarsing Khemloliva sont défendus par Mes Ravi Yerrigadoo, Manoj Seeburn et Roubina Jaddoo. Au cours des dernières séances, Me Glover, l’homme de loi du député, avait logé une motion de voir dire pour contester l’admissibilité de certaines photos de presse présentées en cour. Il avait avancé dans sa motion que ces images, telles qu’elles ont été remises à la police, ne peuvent être retenues comme pièces pouvant établir la culpabilité des accusés. Les magistrates avaient cependant rejeté cette motion et le procès devait reprendre pour être débattu aujourd’hui. En l’absence de Beejaye Soomaye, les plaidoiries ont été toutefois renvoyées à l’année prochaine.
Pour rappel, environ 150 personnes avaient manifesté le 2 mai 2009 contre un article paru dans le journal l’express. Elles reprochaient au quotidien d’avoir sous-évalué la foule réunie par le MSM lors du meeting du 1er-Mai à Saint-Pierre. Des vitres avaient alors volé en éclats et la police avait été mandée sur les lieux pour calmer les manifestants. Des copies du quotidien avaient été brûlées devant les locaux de Radio One et les anciens locaux de la rédaction de l’express.