L’homme de loi du député Showkutally Soodhun avait présenté une motion de voir dire devant la Cour Intermédiaire, contestant l’admissibilité des photos remises à la police par deux photographes du groupe de presse La Sentinelle Ltd. Le ruling attendu ce matin a été renvoyé pour le 13 septembre, la Cour ayant pris connaissance des recordings ce matin.
Rappelons que le député du MSM Showkutally Soodhun, l’ancien maire de Quatre-Bornes Maheswarsing Khemloliva et Beejaye Soomye sont poursuivis pour « taking part in a gathering without notice to the Commissioner of Police » en violation des dispositions de la Public Gathering Act. Le délit présumé remonte au 2 mai 2009. Le procès est entendu par les magistrates Niroshini Ramsoondur et Wendy Rangan.
Me Glover, l’homme de loi du député, avait avancé dans sa motion que ces images, telles qu’elles ont été remises à la police, ne peuvent être retenues comme pièces pouvant établir la culpabilité des accusés. Résumant ce qu’ont déclaré les deux employés de La Sentinelle, il a rappelé qu’ils ont transféré les images reçues sur pellicule sur le disque dur de leur ordinateur. Puis, ils ont gravé des CD avant, tout au moins pour les photos, d’imprimer celles-ci pour finalement remettre à la police un CD contenant un film et un album de photos. Il s’agit donc pour lui d’une version de troisième génération. Me Glover trouve que les enquêteurs auraient dû en premier lieu saisir les appareils et les équipements informatiques de la compagnie.
Soulignons que les accusés ont plaidé non coupable à l’accusation. Le président du MSM a retenu les services de Me Gavin Glover (SC), alors que Beejaye Soomye et Maheswarsing Khemloliva sont défendus par Mes Ravi Yerrigadoo, Manoj Seeburn et Roubina Jaddoo.
Environ 150 personnes avaient manifesté le 2 mai 2009 contre un article paru dans le journal l’express. Elles reprochaient au quotidien du matin d’avoir sous-évalué la foule réunie par le MSM lors du meeting du 1er-Mai à Saint-Pierre. Des vitres avaient volé en éclat et la police avait été mandée sur les lieux pour calmer les manifestants. Des copies du quotidien avaient été brûlées devant Radio One et les anciens locaux de la rédaction de l’express.