Le procès principal qui a été logé par Nandanee Soornack contre 1) Le Mauricien Ltd, 2) Jacques Rivet, 3) La Sentinelle Ltée, 4) Denis Ithier, 5) Raj Meetarbhan et 6) Rabin Bhujun, a été appelé pro forma ce matin devant la Master’s Court. Réclamant le rejet de la plainte, les deux premiers défendeurs ont soumis conjointement une liste de 21 particulars auxquelles la plaignante devra répondre.
Les premières précisions recherchées ont trait à la communication de toute la liste de compagnies dans lesquelles Nandanee Soornack a des intérêts, de même que celle des élections lors desquelles elle a travaillé pour le compte du PTr, comme l’attestent des documents relatifs. Était-elle une authorised agent ? Comment aurait-elle procédé à la saisie du téléphone mobile du dénommé Yogita Sawmynaden ? Telles sont des questions auxquelles la plaignante a été appelée à répondre.
Se référant aux articles publiés par le groupe Le Mauricien Ltd, la compagnie et Jacques Rivet aimeraient « move for full and detailed particulars » se rapportant auxdits articles, notamment quand elle utilise les termes wilfully, unlawfully et maliciously. En quoi, demandent les deux premiers défendeurs, « the alleged publication has falsely and maliciously belittled her (Nandanee Soornack) in the eyes of the public as having obtained all sorts of favours in the capacity of supposed “deuxième dame de la république” ».
Le Mauricien Ltd et Jacques Rivet veulent aussi savoir en quoi les articles de presse constituent-ils une intrusion dans la vie privée de la plaignante et dans celle de sa famille. En outre, ils demandent une copie de l’acte de naissance de ses enfants.
Parmi les autres particulars réclamées, les défendeurs recherchent des précisions sur ce que Nandanee Soornack a avancé, notamment qu’ils seraient « bent on painting a negative picture of the plaintiff and her family and bring her into hatred and contempt ». De plus, ils veulent connaître pourquoi elle parle de « morbid curiosity » dans sa plainte, et finalement des précisions sont réclamées sur ce qu’elle a estimé qu’elle a « allegedly been systematically harassed ».
Rappelons que le procès principal a été logé le 17 janvier. Il fait suite à une motion logée par Nandanee Soornack le 9 janvier.
Nandanee Soornack reprend dans un premier temps les mêmes points qu’elle a avancés lors de ses précédents affidavits. Elle évoque en outre les commentaires faits par les leaders du Remake et qui ont été rapportés dans la presse le dimanche 13 janvier. En ce qui concerne l’incident découlant du fait qu’elle a utilisé le passage se trouvant à l’arrière où sont garées les voitures des juges pour entrer à la Cour suprême, elle soutient qu’à aucun moment elle n’a utilisé cette aire de stationnement pour garer quelque véhicule.
Pour elle, les défendeurs utilisent la liberté de la presse et celle de l’expression de manière abusive. Elle réclame donc la conversion de l’ordre intérimaire en un ordre perpétuel, après avoir maintenu qu’elle n’est pas une personne publique.