Le 30 novembre 2015, Tany Ramdassen, le chauffeur et complice de Jayraj Sookur – accusé du meurtre de Stacey Henrisson, dont le corps avait été retrouvé dans un sac à Plaine-Champagne –, avait été reconnu coupable par la Cour intermédiaire. La magistrate Niroshini Ramsoondar l’a ainsi condamné à 12 mois de prison. L’ex-chauffeur de l’accusé avait alors fait appel de la sentence. Dans un jugement rendu hier, le « double bench » composé des juges Abdurafeek Hamuth et Bobby Madhub a conclu qu’aucun facteur ne jouait en faveur de l’accusé afin qu’il bénéficie d’une « non custodial sentence ».
Sous une charge de “concealing corpse”, Tany Ramdassen était accusé d’avoir aidé son ancien patron, le beau-père de la victime, à se débarrasser du corps de cette dernière. Jayraj Sookur, quant à lui, a été condamné à la prison à perpétuité devant les Assises. C’est Tany Ramdassen qui avait donné aux enquêteurs le nom de son patron comme étant le présumé meurtrier de Stacey Henrisson, expliquant qu’il l’avait aidé à se débarrasser du corps de la jeune fille à Plaine-Champagne. Ses sept dépositions ont été lues hier en cour par l’inspecteur Peerbaccus. Si le chauffeur avait dans un premier temps indiqué ne pas être au courant de la présence du cadavre dans le 4×4 de Jayraj Sookur, et que son patron lui avait fait croire qu’ils allaient jeter des ordures à Plaine-Champagne, dans sa quatrième déposition, il devait toutefois se rétracter et tout avouer à la police.
Tany Ramdassen devait aussi expliquer aux enquêteurs qu’il ne savait pas que Jayraj Sookur projetait de tuer la jeune fille car ce dernier avait dit qu’il allait « l’envoyer en Inde pour des études » durant trois ans et qu’il vendrait par la suite tous ses biens avant qu’elle n’atteigne sa majorité. Tany Ramdassen a également soutenu que son ex-patron « a essayé de le piéger » en jetant dans sa poubelle les affaires de la jeune fille. « Il avait entamé beaucoup de démarches pour empêcher qu’une autre personne puisse mettre la main sur l’héritage de Stacey. Mo ti dakor pou al zet lekor-la. »
La Cour suprême a rejeté son appel. « In the present matter the accused was fully aware of the crime, the alleged murderer and the victim involved. He chose to disclose his participation only when he heard of the name of  the victim on the radio. Clearly, in the absence of strong mitigating evidence the court would be reluctant to grant a non-custodial sentence. In the present matter after reviewing the evidence on record we are unable to say that the learned Magistrate reached the wrong conclusion when she stated that a non-custodial sentence was not indicated in the present matter », est-il écrit dans le jugement.