Poursuivi pour outrage to public morality suite à la publication des photos de l’Irlandaise Michaela Harte dans la publication Sunday Times dont il est le rédacteur en chef et directeur, Imraan Hosany a comparu ce matin devant la magistrate Wendy Rangan. Les auditions se poursuivront le 9 avril avec le témoignage de quelques boutiquiers et un témoin de la défense.
Le procès contre Imraan Hosany, rédacteur en chef et directeur de publication du Sunday Times, s’est poursuivi ce matin avec le début des auditions des témoins de la poursuite. Le ministère public est représenté par le Principal State Counsel Me Medhi Manrakhan et le State Counsel Me Rishi Hardowar. L’accusé a quant à lui retenu les services de Me Akil Bissessur. Il est accusé d’outrage to public morality et a plaidé non coupable.
Les auditions se tiennent devant la Senior Magistrate Wendy Rangan de la Criminal Division de la Cour intermédiaire. Le Sunday Times avait publié des photos de la scène du crime notamment du corps de l’Irlandaise Michaela Harte dans son édition du 15 juillet 2012. Ces photos avaient été prises par le Police Constable Jeewoot de la Scene of Crime Office (SOCO) dans la chambre 1025 de l’ex-Legends Hotel et ont été utilisées dans le procès contre Avinash Treebhoowon et Sandip Moneea. Il a été appelé par la poursuite et a déclaré ne pas savoir comment l’accusé a pu avoir ses photos.
Le photographe de la police a confirmé que les photos publiées sont bien les siennes et qu’il a respecté toutes les procédures.  En contre-interrogatoire, le PC Jeewoot a déclaré qu’il n’y a eu aucune plainte s’agissant de photos qui auraient disparu des locaux de la SOCO. Ces photos ont été prises sous l’instruction de l’inspecteur Nuckcheddy. Lui non plus ne sait pas comment l’accusé a eu ces photos.
Lors de la consignation d’un statement en juillet 2012, Imraan Hosany n’a pas voulu répondre à plusieurs questions notamment s’il était présent sur les lieux du crime en janvier 2011, sur sa présence durant le procès de Treebhoowon et Moneea aux Assises ou encore sur comment il a eu possession des photos.
Me Medhi Manrakhan a demandé un renvoi car trois boutiquiers, assignés comme témoins, n’étaient pas présents ce matin. Le Principal State Counsel a soutenu qu’il avait besoin d’eux pour soutenir un élément de l’accusation. Me Akil Bissessur n’y a pas objecté et a déclaré que son client compte faire appel à un témoin pour sa défense. Les auditions se poursuivront le mardi 9 avril.