La police n’a pas objecté à la remise en liberté d’Imraan Hosany. Ce dernier aura toutefois dû fournir une caution de Rs 25 000 et signer une reconnaissance de dettes de Rs 125 000. Son avocat, Me Akil Bissessur, n’a pas objecté à la demande de la poursuite pour l’appel du procès de son client, accusé de l’agression d’un photographe irlandais.
Imraan Hosany, directeur de la publication Sunday Times, s’est finalement présenté devant la cour de district de Port-Louis Nord hier après-midi, où une charge provisoire d’outrage to public morality a été logée contre lui. Il devait ensuite retourner à l’hôpital Jeetoo, où il a passé la nuit de jeudi aux soins intensifs. Le directeur du Sunday Times avait été pris d’un malaise, probablement dû à ses problèmes d’hypertension, alors qu’il était assis sur un banc en pleine salle d’audience. Ce sont finalement les policiers attachés au tribunal correctionnel et les limiers du Central Criminal Investigation Department (CCID) qui l’ont emmené vers une voiture pour l’hôpital.
S’agissant de l’inculpation pour agression sur un photographe irlandais dont il fait l’objet, le procès se tiendra lundi à la suite d’une demande de la poursuite. Me Bissessur n’y a pas objecté, désireux de régler l’affaire au plus vite. Le journaliste aurait d’ailleurs déjà signifié son intention au CCID de ne pas aller de l’avant avec cette affaire. L’Irlandais devra toutefois déclarer son intention devant la cour de district de Port-Louis Nord, sous serment, comme le veut la procédure.
Rappelons qu’il est reproché à Imraan Hosany d’avoir publié des photos du Scene of Crime Office dans l’affaire du meurtre de Michaela Harte, retrouvée morte à l’hôtel Legends le 10 janvier 2011 alors qu’elle se trouvait en lune de miel avec son époux, John McAreavey. Deux employés de l’hôtel faisaient l’objet d’une accusation formelle d’assassinat devant les Assises mais ont été acquittés la semaine dernière.