L’affaire Sun Tan opposant le Directeur des Poursuites Publiques à l’ICAC et la police a été de nouveau appelée ce matin en chambre devant la juge Ah Foon Chui Yew Cheong. Les différentes parties ont pris connaissance de l’affidavit juré par le DPP hier pour répondre à l’ICAC. Un autre développement de taille est que le Commissaire de police a été mis hors de cause et n’est donc plus une partie de l’affaire. Par ailleurs dans un autre affidavit hier, l’Acting Solicitor General a réitéré son souhait pour être « third party ». La Cour a accédé à sa demande ce matin. Le procès sera de nouveau appelé le 15 octobre.
Alors que le stand de la police était aussi attendu, elle a été mise hors de cause dans l’affaire Sun Tan. Le Commissaire de police avait dans un premier temps été appelé par la juge à fournir des explications sur l’arrestation du DPP, or la Cour a décidé ce matin que la police ne sera plus une partie de l’affaire. Par ailleurs, l’Acting Solicitor General Me Rajesh Ramloll qui avait logé un affidavit le 30 juillet dernier pour être partie de cette affaire en cour as « third party » s’était rétracté lors de la dernière audience, ne souhaitant plus être partie de l’affaire. Or hier, il a juré un nouvel affidavit pour réitérer sa demande d’être partie de l’affaire. Les autres parties n’ayant démontré aucune objection, la Cour a accédé à sa demande. Dans son affidavit il évoquait un « personal, legitimate and sufficient interest to intervene in the main case ». « The interferences and insinuations that are made in the affidavit in the reply of the Respondant No 1 (NDLR : l’ICAC) in the main case are highly prejudicial to the applicant (NDLR : l’Attorney General), the office and myself as a law officer and detrimental to our credibility », dit-il.
Face à ce développement l’affaire a été renvoyée au 15 septembre pour permettre aux différentes parties de prendre connaissance des nouveaux affidavits qui ont été jurés hier. Par ailleurs, sir Hamid Moollan, qui défend les intérêts du DPP, a indiqué que l’ordre intérimaire interdisant l’arrestation de ce dernier est effectif jusqu’à ce que la Cour se prononce sur cette affaire.