Le leader de l’opposition Xavier-Luc Duval soutient qu’il y a un « profond sentiment de dégoût de la population face à un gouvernement de tous les vices ». Commentant le nouveau scandale qui est venu éclabousser le GM avec le cas du Parliamentary Private Secretary (PPS) Kalyan Tarolah, il a évoqué le besoin d’imposer une loi pour la « moralisation de la vie politique ». Animant la conférence de presse du PMSD après trois semaines passées à Londres, le leader de l’opposition a aussi fait un tour d’horizon de l’élection partielle, évoquant un rapprochement MMM/MSM et une « guerre fratricide au sein du PTr ».
« Le PPS Tarolah aurait dû de lui-même démissionner », a avancé Xavier-Luc Duval. « La populasion in plin ar sa. C’est un profond sentiment de dégoût envers un gouvernement de tous les vices », dit-il, ajoutant que cette affaire « donne une mauvaise opinion de Maurice à l’international », d’autant que cela s’est produit lors d’une session parlementaire. Pour le leader de l’opposition, « sa présence salit davantage le gouvernement, dont la réputation est au plus bas ». Il appelle la population à « ne pas croire que tous les politiciens sont pareils ». D’ou pour lui le besoin d’imposer une loi sur la moralisation de la vie politique, avec déjà une initiative du PMSD d’instaurer un comité d’éthique au sein du parti pour veiller au bon comportement des membres. Il estime que le Premier ministre Pravind Jugnauth « pa pou gagn kouraz revok li » du fait qu’il craint des élections partielles au No 10. « Cela démontre un manque de leadership au sein du gouvernement », a-t-il soutenu.
Concernant l’affaire BET 365, Xavier-Luc Duval a affirmé que le choix de demander à Ravi Yerrigadoo de step down n’était pas difficile pour Pravind Jugnauth, du fait que l’ex-Attorney General « était une cible facile car il n’est pas député » mais aussi, selon XLD, « parce que Pravind Jugnauth avait une dent contre Ravi Yerrigadoo », car lorsque SAJ devait céder sa place au ministère des Finances, Ravi Yerrigadoo avait soutenu Roshi Bhadain pour prendre ce portefeuille ministériel. Dans cette affaire, Xavier-Luc Duval considère qu’il y a eu une « instrumentalisation de la police », avançant que « la police doit être fidèle aux lois et à la constitution et non fidèle au gouvernement actuel, ce qui lui fait perdre de sa crédibilité dans la population ».
Le leader de l’opposition a ainsi rappelé l’importance d’apporter de nouvelles réformes pour recadrer les institutions, dont la force policière.
 
« Le MMM doit se ressaisir »
Au sujet de l’élection partielle à Belle-Rose/Quatre-Bornes, Xavier-Luc Duval estime qu’il y a une « guerre fratricide au sein du PTr » entre Navin Ramgoolam et Arvin Boolell. Il a commenté les propos de Navin Ramgoolam qui a soutenu que le PTr ne gagnerait pas sans qu’il donne un coup de main. « Navin Ramgoolam veut faire savoir que c’est toujours lui le patron et réaffirme sa position incontournable au leadership du PTr ».
Un rapprochement MMM/MSM a aussi été évoqué par Xavier-Luc Duval. « Il y a confirmation d’un rapprochement entre le MMM et le MSM. C’est troublant pour l’opposition car il y a le besoin d’une opposition forte face à ce gouvernement de tous les vices. C’est un signe de désespoir de la part du MMM qui doit se ressaisir pour ne pas qu’il y ait une autre série de vire mam ». Il est de plus d’avis que le pays fera face à des élections générales l’année prochaine, « au mois d’avril/mai. Apre zizman Privy Council. Si li negatif sir pou bizin ena eleksion, mem otremn ena moins ki 1 an pou eleksion la vini ».
La Negative Income Tax (NIT) a aussi été abordée. Pour Xavier-Luc Duval, c’est une bonne initiative de mettre en vigueur la NIT plus tôt que prévu, mais sa mise en application peut être un « couteau à double tranchant », si le salaire minimal n’est pas mis en vigueur parallèlement.
Xavier-Luc Duval a aussi pris position contre les menaces d’arrêt de la Senn Kreol. « La langue kreol fait partie de l’identité de Maurice ».
Sur la croissance économique, le leader de l’opposition déplore le fait que désormais les réunions se fassent au ministère des Finances et non à Statistics Mauritius. « C’est une tentative de truquer les chiffres de la croissance économique, tout comme ceux du chômage », dit-il.