L’enquête judiciaire pour faire la lumière sur les circonstances entourant la mort d’Iqbal Toofany, décédé alors qu’il était sous surveillance policière, se poursuit au tribunal de Bambous malgré qu’une charge provisoire ait été logée contre les cinq policiers suspectés de l’avoir battu à mort. Une nouvelle séance est prévue pour le 8 avril au cours de laquelle le médecin légiste, le Dr Gungadin, devra présenter le rapport d’autopsie.
La tenue d’une enquête judiciaire a suscité les débats lors de la comparution du constable Laboudeuse à la Bail and Remand Court (BRC) hier. Son homme de loi, Me Gavin Glover, a contesté qu’il y ait deux procédures judiciaires en parallèle dans cette affaire, soutenant que son client ne pouvait être assigné comme témoin dans l’enquête judiciaire et être en même temps suspecté de meurtre après que le Directeur des Poursuites publiques (DPP) ait décidé de loger une charge provisoire de meurtre sur ces cinq policiers. Me Roshan Santokee, du bureau du DPP, a demandé un renvoi pour faire connaître sa décision.
Entre-temps, l’enquête judiciaire s’est poursuivie devant le tribunal de Bambous hier après-midi. Appelé à la barre une nouvelle fois, le chef inspecteur Roshan Kokil a indiqué que, pour les besoins de l’enquête, la police était désormais en possession du rapport d’autopsie qui attribue la cause du décès à un « pulmonary oedema caused by hypovolemic shock following soft tissue injuries ». Le médecin légiste, le Dr Gungadin, sera attendu le 8 avril pour présenter le rapport d’autopsie.
Par ailleurs, des policiers mandatés par le Commissaire de police ont été appelés à la barre pour présenter les documents relatifs à la détention d’Iqbal Toofany. Les constables Somra, Harpon, Beenick et Mohindro devront toutefois retourner en Cour le 8 avril pour présenter d’autres documents manquants. L’enquête judiciaire est présidée par le juge Daniel Dangeot.