Isabelle Maigrot, l’épouse de Bernard Maigrot, lequel fait face à un procès devant les Assises pour le meurtre de Vanessa Lagesse, commis le 10 mars 2001, a été déboutée en appel. Elle réclamait Rs 40 M de dommages à l’État pour le préjudice subi après l’arrestation de son époux. Le Senior Puisne Judge Eddy Balancy et la juge Aruna Devi Narain ont maintenu que l’appelante n’a pas précisé un point saillant dans sa plainte, le fait de n’avoir pas fait mention d’un « lien de préposition » entre l’État et le Commissaire de police (CP).
Isabelle Maigrot avait logé une plainte en Cour suprême, réclamant Rs 40 M de dommages pour le préjudice qu’elle et ses deux enfants ont subi lors de l’arrestation de Bernard Maigrot dans l’affaire Vanessa Lagesse. Elle avait allégué dans sa plainte que son mari avait été torturé et brutalisé par des limiers de la CID de Curepipe. Sa plainte avait été rejetée sur la base qu’elle n’avait pas fait mention d’un « lien de préposition » entre l’État et le CP. Elle avait avancé 5 raisons pour son appel pour contester la décision du juge de rejeter sa plainte, insistant qu’il ne lui était pas nécessaire de mentionner le lien de préposition car le juge avait conclu qu’en vertu des dispositions de la Constitution, le CP était un “préposé” de l’État. Elle avait ainsi soutenu que le fait que le juge a fait état de l’existence d’un lien de préposition selon la loi était une raison suffisante pour qu’elle puisse poursuivre avec sa plainte. Le double bench, composé du SPJ Eddy Balancy et de la juge Aruna Devi Narain n’a toutefois pas été de cet avis, stipulant que l’appelante doit faire mention de ce lien de préposition entre l’État et le commissaire de police pour que sa plainte soit valide. Les juges ont ainsi rejeté la plainte d’Isabelle Maigrot.