L’audition des témoins de la poursuite dans le procès intenté à Yesudas Veeranah pour l’assassinat de son épouse Nisha s’est poursuivie hier avec le témoignage de la mère de la victime, Parvatee Ramanah. Cette dernière s’est attardée sur les relations de sa fille avec son époux depuis qu’elle l’a connu en 2004. La mère de la victime déclaré que sa fille s’est souvent plainte du caractère brutal de Yesudas Veeranah. « Yesu so mama so papa tou ti pe bat li. Mo tifi ti pe gagn boukou bate », a-t-elle déclaré. La soeur de la victime, Nita Ramanah, a également déposé hier.
Parvatee Ramanah a déclaré en cour que sa fille Nisha et elle vivaient comme des amies et étaient de ce fait très proches l’une de l’autre. Après son mariage, Yesudas Veeranah lui avait interdit de fréquenter sa famille, a poursuivi la mère de la victime, mais Nisha conversait souvent avec elle par téléphone. C’est d’ailleurs lors de ces appels qu’elle se serait maintes fois plainte du caractère brutal de son époux.
Parvatee Ramanah s’est aussi rappelée d’un incident dans la nuit du 18 octobre 2005 quand des habitants de sa localité avait retrouvé sa fille blessée tard le soir près du supermarché Winners de Goodlands. Elle a indiqué qu’elle avait reçu un appel téléphonique l’informant que sa fille avait été frappée et laissée à cet endroit par son mari. Après cet incident, la victime est restée deux semaines chez ses parents avant de retourner vivre auprès de son époux.
Interrogée sur les relations entre sa fille et son époux, la mère devait répondre que l’accusé ne laissait jamais son épouse rendre visite à ses parents seule. « Touletan zot ti pe vinn ansam zot ti pe ale ansam », a-t-elle dit. Le témoin a aussi soutenu que la mère de l’accusé n’était pas contre cette union car elle était présente au mariage civil des deux mais c’est le défunt père de Yesudas Veeranah qui n’était pas en faveur de cette relation, vu que son fils était encore étudiant et dépendait de lui.
Si la mère a concédé hier que les deux étaient très amoureux, elle a aussi déclaré que sa fille était très maltraitée par son époux et ses beaux-parents. « Yesu so mama so papa tou ti pe bat li. Mo tifi ti pe gagn boukou bate », a-t-elle déclaré.
À une question de la défense sur le fait qu’elle avait rejeté sa fille quand cette dernière est partie vivre avec Yesudas Veeranah contre sa volonté, Parvatee Ramanah devait répondre que ses portes sont toujours restées ouvertes pour sa fille. « Zame mo finn rezet mo zanfan. So mari ki pa ti pe les li vinn kot nou. Mo zanfan pa ti lour pou mwa, monn travay monn swagn li », a-t-elle indiqué.
La cour a par la suite entendu le témoignage de la soeur de la victime, Nita Ramanah. Interrogée sur les relations de sa soeur et de son époux, le témoin a répondu « mo ser ti pe dir mwa pa rant dan so zafer me nou ti an bon kontak ek souvan nou ti pe sms ». La soeur a également soutenu être au courant des problèmes qu’avait sa soeur avec l’accusé et du protection order que la victime avait demandé. Relatant les échanges téléphoniques qu’elle avait eu avec sa soeur un mois avant le drame, Nita Ramanah a indiqué en Cour qu’une fois sa soeur avait paru inquiète et paniquée au téléphone. C’est ce jour-là que la victime lui aurait confié que « monn aprann ki Yesu pa fer zis medsin me osi longanis ». La victime l’accompagnerait des fois à certains endroits pour ces pratiques.
Le témoin a aussi confirmé que quelques jours après la disparition de soeur, l’accusé était venu la voir pour lui demander si elle avait reçu des messages d’un numéro de téléphone inconnu. « Me selman mo ti pe gayn dout parski zame mo ser ti pe abitie avoy sa kalite mesaz-la », a-t-elle soutenu. L’accusé lui avait également laissé une carte de souhaits à remettre à sa soeur.
L’audition des témoins de la poursuite prend fin aujourd’hui. Ce sera par la suite au tour de la défense d’appeler les siens.