Le procès de détournement de fonds intenté à Vikram Chopra, un homme d’affaires d’origine indienne résidant à Abu Dhabi et à un consultant de Chazal du Mée, Afsar Ebrahim, a été appelé ce matin devant la magistrate Niroshni Ramsoondar. Après que la défense pour l’accusé Chopra avait close its case, l’avocat d’Afsar Ebrahim avait logé une motion de no case to answer contre son client. La Cour a accédé à cette demande ce matin, rayant ainsi les deux charges de complot qui pesaient contre lui. Il lui était reproché d’avoir en 2008 avec ses autres partenaires escroqué une somme de Rs 22 M autour de la vente d’un terrain appartenant à l’État.
Afsar Ebrahim faisait l’objet de deux charges de complot et était poursuivi avec un autre accusé, Jean Marc Harel. Ce dernier étant décédé, l’accusé avait logé une motion de “no case to answer” demandant la radiation des charges. Il lui était reproché d’avoir, en 2008, avec ses autres partenaires, escroqué une somme de Rs 22 M autour de la vente d’un terrain appartenant à l’État. Il avait plaidé non coupable.
Dans sa motion, Afsar Ebrahim avait soutenu que la poursuite n’avait produit aucune preuve démontrant ses liens avec les autres accusés. La magistrate a en effet conclu que la poursuite n’avait pas réussi à prouver ces éléments. « The Prosecution bears the task of proving its case against Accused Ebrahim beyond all reasonable doubt and the evidence adduced is not sufficiently cogent for the for the Court to consider that the Prosecution has accordingly discharged this burden. The reliability of witnesses is not a factor to be considered in the absence of direct evidence implicating Accused Ebrahim », a soutenu la magistrate.
Vikram Chopra avait été arrêté par la police après avoir débarqué à Maurice le 9 avril 2009 alors qu’il était venu assister aux noces d’un couple de multimillionnaires au centre Swami Vivekananda à Pailles. Reema Shetty, invitée elle aussi au mariage, était arrivée à Maurice avant l’accusé et n’avait pas eu le temps de le dénoncer à la police. L’ancienne partenaire d’affaires de Vikram Chopra avait dit à la police que son associé avait détourné la somme de 6 040 000 USD qu’elle lui aurait remise.
Afsar Ebrahim, qui avait été assigné comme accusé N° 2 dans le procès, est un professionnel travaillant pour le compte de la firme de services-conseils De Chazal Du Mée (DCDM). Cette société avait été engagée par le principal accusé pour aider sa compagnie, dont faisait partie la plaignante Reema Shetty, qui cherchait à investir dans un projet d’Integrated Resorts Scheme. DCDM avait identifié un terrain d’une superficie de 128 arpents situé à Vallée-des-Prêtres et agi comme liquidateur de la compagnie propriétaire du terrain, Le Hameau Ltée.
Dans l’affidavit juré en 2009, Vikram Chopra avait affirmé qu’à la suite de ses démêlés avec la justice, il avait eu le sentiment que sa carrière d’homme d’affaires était terminée, n’ayant plus l’occasion de se rendre en Inde et dans les Émirats Arabes Unis pour relancer ses affaires. Ses requêtes en cour pour obtenir l’autorisation de quitter le sol mauricien avaient été rejetées. Placé en détention pendant quelque temps, l’homme d’affaires indien avait été relâché après le paiement d’une caution de Rs 1 million et la signature d’une reconnaissance de dettes de Rs 10 millions. Sir Hamid Moollan (QC), Mes Hervé Duval et Shaheena Carrim représentent les intérêts d’Afsar Ebrahim.