Le magistrat Goolshan Jorai a rayé la charge provisoire de “conspiracy” qui pesait sur l’ancien directeur de Whitedot International Consultancy Ltd, Arun Mossuddee. Son homme de loi avait logé une motion de radiation, soutenant que la charge formelle n’avait toujours pas été logée deux ans après l’arrestation de son client en 2013. Le magistrat a statué que ce retard constituait un abus de procédure.
Après cinq mois en détention, l’ex-directeur de la compagnie Whitedot a obtenu la liberté conditionnelle hier après avoir fourni une caution de Rs 45 000 et signé une reconnaissance de dettes de Rs 100 000. Arun Mossuddee est soupçonné d’être à l’origine d’une fraude à grande échelle ayant fait plusieurs centaines de victimes, aboutissant à un transfert de fonds de Rs 700 millions vers une banque suisse. Dans sa motion logée pour la radiation des charges, son homme de loi, Me Noor Hussenne, a souligné le temps pris pour loger la charge formelle et qu’il n’y avait aucun “prima facie evidence” contre son client.
Pour expliquer ce retard, la police a indiqué que la Financial Services Commission (FSC) avait soumis son rapport en 2014 et que ce n’est qu’après cela qu’elle avait fait une demande pour un Judge’s Order. Dans le cadre de cette enquête, quelque 1 014 personnes avaient été interviewées alors que 286 autres doivent toujours être entendues. La police vérifie encore des relevés de compte, 40 investisseurs ayant admis avoir remis de l’argent à l’ancien directeur de Whitedot International.
Arun Mossuddee, 23 ans, a été arrêté le 29 mars 2013 et placé au centre de détention de Moka pour une charge de “conspiracy” sous l’article 109 du code criminel. Se trouvant en Grande-Bretagne quand il a appris que des allégations circulaient sur lui, il était immédiatement revenu à Maurice, soit un mois plus tôt que prévu. Il avait soutenu avoir déjà vendu toutes les sociétés qui opéraient sous Whitedot International Consultancy Ltd et les portefeuilles de ses nombreux clients.