Depuis le début de la semaine écoulée, des questions se posent sur l’état de santé du Premier ministre, Navin Ramgoolam. La première alerte est intervenue au cours de la précédente semaine quand le départ du chef du gouvernement, qui partait participer au sommet de l’Internationale Socialiste au Cap en Afrique du Sud, avait été retardée de 24 heures à la toute dernière minute.
Les privilégiés avaient appris que Navin Ramgoolam avait été victime d’un « petit problème d’ordre médical ». Mais les assurances avec les sorties officielles en Afrique du Sud en marge de la réunion de l’Internationale Socialiste et le tête-à-tête avec le président Jacob Zuma furent de courte durée. Au lieu de rentrer à Maurice après le sommet, il devait mettre directement le cap sur Londres.
En fin de semaine, la cellule de communication au Prime Minister’s Office avait dû avoir recours à un exercice de relations publiques des plus sélectifs pour tenter de mettre en sourdine les premières spéculations sournoises au sujet de la raison derrière le nouveau séjour à Londres de Navin Ramgoolam, le deuxième en moins d’un mois. Le service de presse avançait que « le Premier ministre a subi une intervention chirurgicale mineure après avoir subi une série de tests. »
À hier soir, aucun autre détail n’était disponible officiellement quant à la nature de l’intervention chirurgicale, la période de convalescence ou encore la date du retour de Navin Ramgoolam à Maurice. Ce qui laisse le loisir à  la population de s’interroger sur ce particulier déplacement londonnien du Premier ministre. D’autres informations officielles, plus précises, au sujet de l’état de santé du chef du gouvernement dans les heures qui suivent rassureraient tout le monde.