Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et du Commerce international, Étienne Sinatambou, a annoncé la visite à Maurice de l’assistante secrétaire du Bureau des affaires africaines du Département d’État des États-Unis, l’ambassadrice Linda Thomas-Greenfield. Au menu des discussions, des sujets d’intérêt commun dans le but de renforcer les liens existants entre les deux pays.
L’ambassadrice Linda Thomas-Greenfield sera à Maurice pour une durée de trois jours à compter du lundi 11 janvier dans la soirée.
Selon Étienne Sinatambou, l’objectif de la visite à Maurice de Linda Thomas-Greenfield sera de renforcer les liens existants et pour discuter d’autres sujets d’intérêt communs entre nos deux pays.
Les points qui seront discutés entre les deux parties comprennent notamment l’urgence de la tenue de la prochaine réunion du TIFA (Trade and Investment Framework Agreement), la réaffirmation du leadership des États-Unis en matière d’innovation de technologie et l’expression du souhait de Maurice de se prévaloir d’une telle expertise et finalement les accords signés lors de la récente rencontre ministérielle de l’OMC, en particulier l’accord sur les technologies de l’information.
« Les sujets d’intérêt que nous comptons soulever avec l’ambassadrice Linda Thomas-Greenfield comprennent l’accord-cadre sur le commerce et l’investissement entre nos deux pays (TIFA), la stratégie nationale relative à l’AGOA et les négociations sur la libéralisation des services présentement en cours à Genève (TISA) », a affirmé le ministre dans une déclaration de presse.
Durant son séjour de trois jours chez nous, Linda Thomas-Greenfield rencontrera la présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth et le ministre des Affaires étrangères, Étienne Sinatambou.
C’est en en tant que secrétaire adjoint pour le Bureau des affaires africaines depuis 2013 que Linda Thomas-Greenfield dirige le bureau du département d’État axé sur le développement et la gestion politique des États-Unis à l’égard de l’Afrique subsaharienne. Avant cette nomination, elle a servi comme directrice générale du Service des affaires étrangères et directrices des ressources humaines (2012-2013), à la tête d’une équipe d’environ 400 employés qui ont manipulé la gamme complète des fonctions du personnel pour la main-d’oeuvre de 70 000 personnes pour le département d’État — recrutement, embauche, évaluations, promotions et aussi la retraite. Ses 34 ans de carrière comprennent un poste d’ambassadrice au Liberia (2008-2010), et des affectations à l’étranger en Suisse (à la Mission américaine auprès de l’Organisation des Nations Unies), le Pakistan, le Kenya, la Gambie, le Nigeria et la Jamaïque. En plus du Bureau des ressources humaines, ses affectations de Washington comprennent le Bureau des affaires africaines (2006-2008), où elle a servi comme secrétaire adjoint principal, et le Bureau de la population, des réfugiés et des migrations (2004-2006) où elle a été secrétaire adjoint.
Linda Thomas-Greenfield a été le récipiendaire 2000 du Prix Christopher Warren pour réalisations exceptionnelles en affaires internationales en reconnaissance de son travail avec les réfugiés. Elle a reçu des récompenses, y compris le Prix du service méritoire présidentiel. Elle a été intronisée aux Louisiana State University Alumni Association Hall of Distinction 2010. Avant de rejoindre le département d’État, l’ambassadrice enseignait les sciences politiques à l’Université de Bucknell en Pennsylvanie. Elle a obtenu un baccalauréat de l’Université d’État de Louisiane et le degré de maîtrise de l’Université du Wisconsin, où elle a également effectué des travaux pour un doctorat.