Plus de 30 ans après, un homme d’affaires et directeur de compagnie, aujourd’hui âgé de 70 ans, doit répondre devant les autorités de l’absence de contrôle alléguée de ses pulsions sexuelles. Joseph Marie Cyril Tyack, habitant Curepipe, est interrogé Under Warning en présence de son homme de loi, Me Gavin Glover, au QG du Central CID suite à de graves allégations d’attouchements sexuels répétés et de viol portées par la victime, une Mauricienne, qui a épousé un ressortissant français, et qui n’a pas encore digéré les abus allégués, qu’elle avait subis alors que ses parents avaient une entière confiance en son « bourreau ».
A la mi-journée, Joseph Cyril Tyack devait comparaître devant un des deux tribunaux des Plaines-Wilhems vu que les délits auraient été commis à Curepipe et à Quatre-Bornes alors qu’il devait revenir aux Casernes centrales pour la reprise de son interrogatoire. Dans sa version des faits, la victime, dans la quarantaine, affirme que quand elle était encore collégienne, soit avant ses 17 ans, elle avait été placée sous la garde de Cyril Tyack, qui habite Curepipe.
La raison était simple qu’à cette époque, elle fréquentait un collège de Curepipe et que ses parents habitaient une propriété sucrière dans l’Est du pays. Ses parents avaient une entière confiance en le suspect vu que les moyens de transport à Maurice à l’époque n’étaient pas aussi performants que maintenant.
Le dénommé Cyril Tyack se serait engagé de manière régulière dans des attouchements sexuels de sa jeune victime, notamment sur un canapé qui se trouvait dans le salon et dans d’autres endroits spécifiques et décrits avec précision par la victime même si plus de 30 ans se sont écoulés. Avant de procéder à l’arrestation du suspect, ce matin, une escouade du Central CID  avait pris le soin d’effectuer une descente des lieux dans cette résidence de Curepipe.
Aujourd’hui, Cyril Tyack a vendu cette maison de campagne, avec tous les meubles à un jeune couple de professionnels. Ces derniers ont autorisé les enquêteurs de la police à venir sur place pour le constat. Le canapé en question et les autres meubles sont toujours aux mêmes endroits comme décrits par la victime. Ce détail ajouterait à l’authenticité des faits allégués.
La victime devait ajouter que pendant cette même période et même après, le pédophile présumé exerçait une véritable emprise sur elle. Elle a également allégué que même après son mariage, elle avait été victime d’agression sexuelle entre les mains de Joseph Cyril Tyack. Elle a révélé qu’une fois, ce dernier l’avait convoqué à son bureau à Quatre-Bornes. Quand elle s’y était rendue, l’homme l’aurait violée avant de la laisser partir.
L’enquête policière se poursuit alors qu’à son arrivée, ce matin, au QG du Central CID, Cyril Tyack était extrêmement nerveux face au photographe du Mauricien, qui se trouvait sur place…