Les récents cas de pédophilie allégués impliquant des personnes travaillant avec les enfants doivent pousser à prendre des mesures préventives. C’est l’avis de Reza Uteem, qui a proposé un « screening » des candidats au poste d’enseignant, pour s’assurer qu’ils n’ont pas d’antécédents de délits sexuels. Le leader de l’opposition Alan Ganoo a suggéré des amendements à la loi dans ce sens. Le Premier ministre Navin Ramgoolam a affirmé qu’il étudiera la question.
Le député MMM Veda Baloomoody a demandé au Premier ministre si l’enseignant accusé d’actes pédophiles du collège Hamilton a des antécédents de délits sexuels et si des mesures ont été prises pour la protection des victimes dans cette affaire.
Dans sa réponse, Navin Ramgoolam a expliqué que selon les informations obtenues de la police, le pédophile présumé a été mis en cause en deux occasions dans des affaires de Breach of the ICT Act. Dans les deux cas, il s’en est sorti avec un warning.
Veda Baloomoody a voulu savoir si ces deux affaires ont un lien avec des sujets de nature sexuelle et obscène. Le Premier ministre a répondu qu’il n’était pas en possession de telles informations, mais que dans l’un des cas, il était reproché à l’enseignant d’avoir utilisé la technologie pour importuner quelqu’un.
Reza Uteem est alors intervenu pour demander s’il n’était pas plus prudent de procéder au « screening » des futurs enseignants ainsi que de toute personne appelée à travailler avec les enfants.
Alan Ganoo a fait remarqué qu’un warning est donné à une personne seulement lorsqu’elle reconnaît les faits. Ce qui laisse comprendre que l’enseignant en question n’a pas démenti les faits qui lui sont reprochés.
Le Leader de l’opposition a alors appuyé la proposition de Reza Uteem pour que la loi soit amendée, afin de permettre un « wide screening » de tous ceux souhaitant travailler avec les enfants. Le Premier ministre a répondu que la proposition serait étudiée.
Pour sa part, Ariane Navarre-Marie a émis l’idée de tenir un registre de toutes les personnes impliquées dans les délits sexuels, afin de les repérer plus facilement.
Satish Boolell, également du MMM, a demandé si les procédures judiciaires pouvaient être accélérées dans les cas de délits sexuels sur les enfants. « De jeunes enfants doivent attendre quatre ou cinq ans avant l’ouverture du procès. »
Leela Devi Dookun a voulu savoir quelles étaient les mesures prises pour éviter aux enfants victimes d’être confrontés à leurs agresseurs en cour. Le Premier ministre a répondu que l’on travaillait déjà dessus.