Le procès intenté à l’ex-Premier ministre Navin Ramgoolam ainsi qu’aux ex-DCP Dev Jokhoo et Ravine Sooroojebally, concernant les incidents survenus au bungalow de Roches-Noires dans la nuit du 2 au 3 juillet 2011, a repris hier matin devant les magistrats Raj Seebaluck et Razia Jannoo-Jaunbocus. Me Gavin Glover, SC, avait logé une motion contestant la production de trois dépositions de Navin Ramgoolam consignées les 10 et 13 mars 2015 et le 6 juin 2015. L’homme de loi a soutenu que ces dépositions avaient été prises après que l’ancien Premier ministre ait été informé de la charge qui lui était reprochée et après avoir donné ses explications. La poursuite a toutefois objecté à la requête de la défense.

« The 3rd, 4th and 5th statements are interrogations that have been taken after the charges have been put to my client and he has already given his explanations. They are inadmissible and not voluntarily given. These statements have been taken against Rule 3(b) of the Judges Rule », avait soutenu Me Gavin Glover. Me Mohana Naidoo, de la poursuite, a fait part à la cour qu’elle objectait à la requête de la défense. La cour a suspendu la motion, soutenant qu’elle n’était pas encore “on record”.

Le procès a été ajourné au 26 février pour la reprise de l’audition des témoins. Ce sera au tour des représentants de Mauritius Telecom et d’Emtel, et au PS Ramoo et l’ASP Seebaruth de témoigner. Les deux policiers avaient enregistré à l’époque les dépositions de Dev Jokhoo et Ravine Sooroojebally. Le DI Goinden, qui avait enregistré les dépositions de Navin Ramgoolam dont la production est contestée, sera entendu à une date ultérieure, ayant informé la poursuite qu’il ne sera pas au pays à cette période.

Navin Ramgoolam et les deux coaccusés, l’ancien directeur général du National Security Service, le Deputy Commissioner of Police Dev Jokhoo, et l’ancien patron de la VIPSU, l’ex-DCP Ravine Sooroojebally, ont plaidé non coupable du délit de complot dans l’affaire Roches-Noires, où Navin Ramgoolam avait été agressé à coups de tournevis par un individu dans la nuit du 2 au 3 juillet 2011 en présence de Nandanee Soornack. Ils répondent d’une charge de “conspiracy to do an unlawful act, namely effecting public mischief in breach of Section 109 of the Criminal Code”.