Deux semaines après que le pan d’un mur de 10 m de long s’est effondré dans la nuit du 19 au 20 août dernier, au Morcellement Hermitage à Coromandel, la Municipalité de Beau-Bassin/Rose-Hill a entamé des actions en justice contre Rooplall Berjeeraz, le promoteur d’un projet de construction à cet endroit.
En effet, une action en justice a été entrée, le 3 septembre, en Cour de District de Rose-Hill. Rooplall Berjeeraz plus connu comme Hans Berjeeraz est accusé d’avoir « willfully and unlawfully commence development of land using mechanical means and construction of a retaining wall » sans détenir un Building and Land Use Permit.
Il semblerait que le promoteur n’ait pas pris en compte qu’il avait fait l’objet de plusieurs plaintes, puisque le 4 septembre, plusieurs camions ont été dépêchés par lui sur le site incriminé en vue de déblayer la route dans « le but d’effacer les traces de l’éboulement du mur, disent les habitants ». Ces derniers s’y sont fermement  opposés et ont consigné, dans un premiers temps, une déposition au poste de police de Coromandel avant d’alerter les inspecteurs de la municipalité de Beau-Bassin/Rose-Hill des conséquences qu’une telle action pouvait entraîner si les roches ne sont pas enlevées de manière professionnelle.
Une réunion s’est tenue dans les locaux de la municipalité, vendredi matin, en présence du maire Norbert Froget, d’Hans Berjeeraz qui — au tout début jouait aux abonnés absents avec les autorités — et des inspecteurs en vue de décider de la marche à suivre avec pour principale mission la sécurité des habitants.
Contacté hier matin, le Norbert Froget a déclaré à Week-End qu’Hans Berjeeraz a fait une nouvelle application pour un Building and Land Use Permit en vue de démolir le mur. Ce dernier, qui aura recours à la compagnie Gibb Mauritius pour cet office dit attendre le plan proposé par la compagnie pour passer à la démolition. Gibb Mauritius Ltd a, à travers une correspondance, informé la municipalité qu’il se chargera de la démolition du mur. Elle a aussi la charge de définir le design pour la construction d’un nouveau mur de soutènement en béton armé. Et pour éviter toute récidive ou dérapage deux policiers sont postés 24 h sur 24 h sur le site.