La Taxe à la valeur ajoutée (TVA) génère environ 43% des revenus de la MRA et l’impôt sur les revenus représente un quart des recettes totales. C’est ce qu’a indiqué le président de la Mauritius Revenue Authority (MRA), Vasudev Hassamal, lors de l’inauguration d’un séminaire sur la taxe africaine, ce matin, à l’hôtel Le Méridien, à Pointe-aux-Piments. L’objectif de la MRA, dit-il, est de maximiser la « voluntary compliance » tout en maintenant les système actuel d’auto-évaluation. Une cinquantaine de personnes venues de plusieurs pays africains participent à cet atelier qui durera jusqu’à vendredi.
À cet atelier sur le thème Managing Tax Compliance, le président de la MRA a d’emblée indiqué que la performance de son institution a été particulièrement résiliente en termes de recettes, malgré la crise économique globale qui affecte le monde depuis quelques années déjà. Les recettes totales avaient atteint 18,6 % du Produit National Brut (PNB) en 2010 et 2011 et ont augmenté à 19,1 % en 2012, dit-il. S’agissant des nouvelles technologies, dans lesquelles Maurice investit énormément, celles-ci ont permis, souligne M. Hassamal, à un plus grand nombre d’individus de soumettre leurs fiches par voie électronique.
Une autre stratégie qui a donné des résultats positifs à la MRA est la mise en place d’un Tax payer Education and Communication Department. De plus, a-t-il rappelé, le gouvernement a renouvelé cette année les quatre incentive schemes que sont la Voluntary Disclosure of Income/Under-declared VAT Arrangement (VDIA), le Tax Arrears Settlement Scheme (TASS), le VAT Registration Incentive Scheme (VRIS) et l’Expeditious Dispute Resolution of Tax Scheme (EDRTS). Il a également indiqué qu’afin d’améliorer la collecte des recettes, le gouvernement a recruté récemment 150 personnes, qui sont maintenant prêtes, après une formation d’une année, à amener des idées nouvelles et créatives afin d’améliorer le niveau de compliance.
Pour sa part, le directeur général de la MRA, Sudhamo Lal, a déclaré que l’amélioration de la tax compliance passe par le renforcement de l’institution avec des pratiques de gestion correcte, l’implémentation de systèmes de collecte robustes et la création de capacités dans les services de gestion de la taxe. À Maurice, dit-il, les technologies de l’information et de la communication (TIC) ont joué un rôle important dans le programme de réforme de la taxe depuis 2006. « Nous avons un département d’investigation fiscale bien établi. Nous avons introduit deux nouvelles unités, la Risk Management Unit et la High NetWorth Individual Unit, qui ont commencé à donner des résultats positifs ». Et d’ajouter que la MRA met l’accent sur quatre stratégies principales : l’éducation dynamique des contribuables, un customer care de haute qualité, une communication efficace avec les contribuables et le feedback afin d’améliorer ses services.
Pour Elizabeth Storbeck, l’animatrice de cet atelier, en cette période de difficultés économiques et « à un moment où nous devons tous payer plus de taxes, les gouvernements doivent travailler plus dur pour s’assurer que “no one is taking a free ride at the expense of others” ».