Selon la formule consacrée, la course pour la présidence de l’Association mauricienne de Volley-Ball (AMVB) est désormais lancée. En effet, le président de cette instance, Kaysee Teeroovengadum — qui n’est pas en mesure d’être en lice pour ce poste après avoir fait deux mandats — a enfin décidé d’organiser une assemblée générale élective pour le 27 décembre à 18h. C’est donc deux jours après les fêtes de Noël  que l’AMVB de Kaysee Teeroovengadum a décidé de convoquer les membres de cette fédération pour choisir un nouveau comité directeur et de surcroît un nouveau président.
Mais le façon dont l’organisation de cette assemblée générale élective est en train de se mettre en place, tout laisse croire que c’est plus un rendez-vous pour la fête de fin d’année de l’AMVB que la tenue d’une étape aussi importante dans la vie d’une fédération. Déjà on se demande combien va coûter à la fédération l’organisation de cette réunion dans un hôtel de luxe à Flic en Flac? Car il faut savoir que depuis 2011, l’assemblée de l’AMVB n’a jamais fait voter son budget pour 2012 et on se demande comment elle fera pour justifier de telles dépenses qui avoisineront les Rs 50 000, si on considère le fait que, pour se tenir, cette assemblée doit réunir au minimum 40 personnes.
Mais le plus important dans la tenue de cette assemblée, c’est les «magouilles» qui sont actuellement en cours pour que le groupe Teeroovengadum — exclu le grand frère Naz Teeroovengadum —  conserve le pouvoir. A titre d’exemple beaucoup de clubs ne sont pas encore en possession de leur convocation en dépit du fait que les règlements de l’AMVB stipulent clairement que celle-ci doit être «issued» 30 jours avant la date de l’assemblée. On laisse entendre également que les hommes de Kaysee Teeroovengadum se sont lancés depuis peu à la pêche des délégués afin d’avoir la présence des représentants des clubs qui sont uniquement en leur faveur. Mais le plus troublant dans le fait c’est l’absence d’organisation des élections au niveau régional avant les élections au niveau national. En effet, aucun comité régional élu en 2007, soit 6 ans après, n’a renouvelé son effectif. Ce qui est une entrave au Sports Act. Ce dernier précise bien que c’est à travers des élections que les trois représentants des régions sont choisis.
Le cas de l’AMVB et son organisation de cette élection du 27 décembre relèvent d’un cas beaucoup plus grave que celui de la Fédération mauricienne de Natation et dans ces conditions,le ministre de la Jeunesse et des Sports n’aura pas le droit de parler d’autonomie de fédération, puisque dans ce cas précis c’est une infraction flagrante non seulement à la démocratie, mais  à une loi de la République de Maurice.