On n’est pas sortie de l’auberge avec la plainte qu’a déposée vendredi dernier le secrétaire général de la Fédération mauricienne de Triathlon (FMTri) contre 9 dirigeants sportifs, dont le président du Comité Olympique Mauricien (COM). Appelée devant le juge Bushan Domah, cette affaire a été renvoyée pour ce mardi 19 mars afin que les parties adverses puissent déposer leur affidavit respectif et être représenté par un homme de loi. Mais tout compte fait, le risque que cette affaire soit encore renvoyée est bien réel, rien qu’en imaginant le nombre incalculable d’affidavits qui seront déposés en Cour à partir de cette semaine.
En effet, comme nous le mentionnons dans notre édition de la semaine dernière, tout laisse croire que cette affaire, telle qu’elle se présente, ne pourra être conclue dans un bref délai. A moins que le juge Bushan Domah n’en décide autrement, tout laisse croire cependant qu’on est parti pour la gloire avec cette plainte d’Alain St-Louis qui conteste la légitimité de 7 fédérations en ce qui  concerne leur présence et leur droit de vote pour la prochaine assemblée générale élective du COM. Ces fédérations sont, entre autres, l’escrime, l’aviron, le hockey, le canoë-kayak, l’haltérophilie, la natation et la dernière qui a été ajoutée à cette liste mercredi dernier, le pentathlon moderne. En gros, dans sa plainte, Alain St-Louis soutient que les délégués ou candidats de ces fédérations n’ont pas de «locus standai» pour assister et voter lors de la prochaine assemblée du COM.
Les 7 questions d’Alain St-Louis
Vendredi, le juge Domah a renvoyé ceux qui se sont présentés devant lui à leur droit de contester les points mis en avant par Alain St-Louis dans son affidavit et a demandé explicitement que chacun des 9 «Respondants» dans cette affaire soit représenté par un homme de loi. En attendant les réponses de ces derniers, le secrétaire général de la FMTri ne baisse pas pied. Dans un courrier en date du 15 mars, soit vendredi, adressé au secrétaire général du COM, Vivian Gungaram, l’homme fort du triathlon mauricien demande une série de 7 questions autour de cette assemblée.
Parmi les réponses qu’il réclame figurent entre autres celles concernant les noms et les détails des nouveaux membres du COM. Les documents relatifs à leur application de nouveaux membres «in respect» de l’Article 29 de la Charte olympique? Les procès verbaux  des comités directeurs où recommandations furent faites pour accepter les nouveaux membres? Si le comité directeur du COM avait pris la décision que les nouveaux membres auront le droit de vote lors de l’assemblée générale ou encore si un nouveau membre, à l’instar de l’escrime, peut avoir un candidat pour cette assemblée alors que son «membership» n’a même pas encore été ratifié par une assemblée générale? Le SG de la FMTri demande aussi une copie des certificats de reconnaissance des fédérations internationales respectives.
Pour l’heure, les réponses à ces questions ne sont pas encore disponibles car celui à qui le questionnaire est adressé sera en voyage à partir d’aujourd’hui et ce jusqu’à vendredi. Reste que la grande question qu’on se pose à la rédaction sportive de Week-End ,c’est pourquoi le COM ne fait pas appel aux conseils du Comité International Olympique (CIO) pour dénouer cette affaire? La dernière visite de Jérôme Poivey ou de Mustafa Beraf à Maurice avait permis au mouvement sportif mauricien de tirer un certain nombre d’enseignements qui pourraient bien servir à cette affaire.
Pourquoi ne pas faire appel donc à cette instance pour dénouer le noeud gordien devant lequel le sport mauricien se retrouve aujourd’hui?