Les passagers ayant fait le déplacement vers Agalega lors du récent voyage du Mauritius Trochetia (le premier pour 2015) sont mécontents du non-respect de l’heure de départ du bateau à Maurice et de celle de son retour. Le bateau est rentré en rade ce matin vers 6 h alors qu’ils s’attendaient à débarquer depuis hier soir et avaient prévenu leurs proches de leur arrivée le mardi 17 mars. Selon des habitués, les passagers passent généralement deux nuits en mer mais, pour ce voyage retour, ils en ont eu trois. « Nous ne comprenons pas pourquoi le retour a pris beaucoup plus de temps alors que la mer était normale », se demande avec agacement un des passagers.
Des passagers affirment que ce prolongement du voyage en mer, sans en connaître les raisons exactes,  aura été stressant et donné lieu à quelques inquiétudes. « Plusieurs d’entre nous ont demandé à la personne responsable des passagers pourquoi le bateau naviguait si lentement, mais nous n’avons pas eu de réponses claires. Nos parents n’auraient pas été inquiets si les autorités avaient émis un communiqué pour informer de ce retard », témoigne l’un d’eux.  D’autres passagers mécontents affirment que cette situation a eu une incidence sur leurs activités  professionnelles, car ils ont été obligés, malgré eux, de prendre un jour de congé supplémentaire.
Le départ du premier voyage de l’année du Mauritius Trochetia en direction d’Agalega avait donné lieu aussi à quelques grincements de dents parmi les voyageurs. D’abord parce qu’il avait été reporté d’un jour et, ensuite, du fait de la très longue attente avant que le bateau ne lève finalement l’ancre le vendredi 6 mars. « On nous avait dit que le bateau partirait à 10 h et que tous les passagers devaient être là avant 8 h. Nous avons tous respecté l’heure d’embarquement mais le bateau a quitté Port-Louis à 18h30 ce jour-là. Une journée à bord du bateau à ne rien faire alors que nous avons pas mal de responsabilités dans nos familles et dans notre travail. C’est totalement un manque d’égard envers les passagers », constatent plusieurs d’entre eux. Ils sont d’autant plus en colère que la délégation de l’OIDC (Outer Islands Development Corporation) a embarqué pour sa part dans l’après-midi, soit aux alentours de 15h. « Ce qui indique clairement qu’elle était au courant de l’heure exacte de départ. »
Des passagers, qui font régulièrement le voyage vers Agalega, disent avoir, à plusieurs reprises ces dernières années, dénoncé auprès des autorités concernées cette longue attente entre l’embarquement et le départ du bateau. « Nou finn fatige denons sa manier fer-la », disent ces habitués.