Les 40 pays d’Afrique subsaharienne visés par la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA), dont Maurice, conserveront en 2012 leur statut commercial préférentiel et autres avantages commerciaux destinés à améliorer les conditions de vie et moyens de subsistance des populations du continent.
À l’issue de la procédure annuelle d’examen, le président américain Barack Obama a déterminé que tous les pays bénéficiaires en 2011 du statut préférentiel et des avantages commerciaux conférés par l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) conserveraient leur admissibilité et qu’aucun autre pays ne serait rajouté à la liste des ayants droit, a annoncé le représentant des États-Unis pour le commerce extérieur (USTR), Ron Kirk, jeudi 29 décembre.
« La décision du président Obama est une bonne nouvelle pour les habitants des pays africains aussi bien que pour les entreprises et les travailleurs américains qui sont en relations commerciales avec ces pays », a déclaré Ron Kirk. « Nous sommes fiers d’annoncer qu’à l’issue de l’examen minutieux auquel a procédé le gouvernement Obama tous ces 40 partenaires commerciaux importants des États-Unis conserveront leurs avantages au titre de la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique, un pilier vital et de plus en plus important de la politique commerciale des États-Unis avec l’Afrique. »
Tous les ans, le gouvernement vérifie que les pays cités dans la loi remplissent les critères d’admissibilité. Ces pays sont notamment tenus d’établir une économie de marché ou, le cas échéant, de continuer à progresser dans cette voie, de respecter l’État de droit, d’appliquer des politiques économiques propres à faire reculer la pauvreté, de protéger les droits internationalement reconnus des travailleurs et de lutter contre la corruption.
En outre, pour être admissibles, les pays doivent s’abstenir de se livrer à des activités qui sapent les intérêts de la politique étrangère des États-Unis et de commettre des violations graves des droits de l’homme reconnus internationalement.
Le président Obama a signé, mardi 25 octobre, une proclamation rétablissant les avantages commerciaux en faveur de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et du Nigeria après avoir déterminé qu’ils remplissaient de nouveau les critères de la loi.
Les flux commerciaux bilatéraux entre les États-Unis et les pays de l’Afrique subsaharienne ont atteint une valeur de USD 82 milliards. Les importations entrant dans le cadre de l’AGOA ont totalisé USD 44,2 milliards. Sur ce total, les importations non pétrolières représentaient USD 4 milliards ; elles incluaient des produits à valeur ajoutée (habillement, chaussures, produits agricoles transformés, biens manufacturés entre autres)
Le Nigeria, l’Angola, l’Afrique du Sud, la République du Congo et le Tchad étaient dans le peloton des cinq principaux bénéficiaires de l’AGOA. Le Gabon, le Lesotho, le Kenya, Maurice et le Swaziland figuraient aussi parmi les pays qui ont tiré le meilleur parti de la loi.
Promulguée en mai 2000 par le président d’alors Bill Clinton, l’AGOA vise à accroître les échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne et les investissements américains dans la sous-région, à stimuler la croissance économique sur le continent, à promouvoir un dialogue de haut niveau sur les dossiers pertinents au commerce et aux investissements, à encourager l’intégration économique et à faciliter l’intégration de l’Afrique subsaharienne à l’économie mondiale.
L’élément central de l’AGOA est constitué par les avantages commerciaux considérables qu’elle accorde et qui, de pair avec ceux du Système généralisé de préférences et le Dispositif tarifaire pour les nations les plus favorisées, permettent à presque tous les produits exportés de pays admissibles à l’AGOA d’entrer sur le marché américain en franchise de douane.
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Réunion du conseil de TIFA la semaine prochaine
La réunion du conseil de TIFA (Trade and Investment Framework Agreement) est prévue à Maurice les 16 et 17 janvier prochains.
Le TIFA a permis de rehausser considérablement les relations entre Maurice et les agences commerciales des États-Unis
concernant la promotion commerciale et les questions sanitaires et phytosanitaires. Il sert également d’interface entre les représentants des compagnies américaines et leurs homologues à Maurice.