Dans un document diffusé hier sous le titre de « Facts on textile Provisions in AGOA and CAFTA-DR », le bureau du représentant commercial des États-Unis fait un vibrant plaidoyer en faveur de l’extension par le congrès américain de la provision concernant le Third Country Fabric de l’African Growth and Opportunities Act (AGOA). Cette démarche de Washington est très encourageante pour Maurice qui exporte quelque 40 % de ses produits textiles et d’habillement aux États-Unis sous le régime de l’AGOA.
Le document du bureau du représentant commercial des États-Unis (USTR) souligne que l’AGOA est la pierre angulaire de la politique commerciale et de l’investissement des États-Unis avec les pays de l’Afrique subsaharienne. De plus, la performance et l’efficacité de l’AGOA sont étroitement liées à la provision concernant le Third Country Fabric (TCF), qui doit expirer en septembre 2012. « The TCF provision is crucial to the continued survival of Africa’s textile and apparel industry – it has generated hundreds of thousands of jobs in sub-Saharan Africa, including in least developed countries, and has helped American retailers reduce their costs, diversify their supply chains, and provide greater low-cost apparel options for U.S. consumers », souligne le bureau de l’USTR. Par conséquent, l’adoption d’une législation permettant l’extension de la TCF provision est nécessaire pour assurer le succès de l’AGOA ainsi que la stabilité, le développement et la croissance économique des pays du sud du Sahara, selon le document et qui rappelle que le Congrès américain a étendu à deux reprises cette provision avec le soutien bipartisan.
L’USTR rappelle que les commandes pour le textile et l’habillement se font neuf mois en avance. Aussi, sans l’extension de la TCF provision, les acheteurs des produits textiles et de l’habillement s’approvisionneraient dans des pays autres que les bénéficiaires de l’AGOA – ce qui conduirait à des pertes d’emplois massives et des fermetures d’usines en Afrique. « The potential collapse of AGOA apparel exports – if Third Country Fabric is not extended – will also have a negative impact on the cotton and textiles inputs, and would significantly weaken the prospects for the development of a viable and more vertically integrated African cotton-to-apparel value chain », poursuit l’USTR.
Le document rappelle que les importations sous le régime de l’AGOA ont permis aux distributeurs américains de commercialiser des produits textiles et de l’habillement à bon marché. « AGOA also creates goodwill towards American companies that are undertaking a range of business partnerships with African companies, including sourcing apparel and other products from AGOA beneficiairies, and investing in rapidly growing African markets », souligne le bureau de l’USTR pour conclure ce chapitre.