Le Regroupement Citoyens de Quatre-Bornes (RCQB), à travers son porte-parole Bruno Savrimootoo, se félicite de l’ouverture d’une ligne de communication avec les autorités municipales de Quatre-Bornes, en la personne du maire de la ville, Guy Troylukho. Entre-temps, des riverains sont venus hier constater l’étendue de l’état de dégradation du jardin du Pavillon.
« Nous nous réjouissons que la municipalité de Quatre-Bornes, en la personne du maire Guy Troylukho, ait enfin daigné nous parler, même si nous l’avons trouvé quelque peu arrogant quand il a argué que le Jardin du Pavillon appartenait à la municipalité et qu’elle pouvait en disposer comme bon lui semble », déclare Bruno Savrimootoo. « Les politiques doivent comprendre une fois pour toutes que nous, les citoyens du pays, nous leur avons confié les affaires de nos cités pour les gérer pour notre bien et pour le bien des générations futures et qu’ils n’en sont que les gestionnaires, et non les propriétaires. Ce n’est qu’ainsi qu’un dialogue franc et constructif peut s’établir dans la transparence et dans un esprit démocratique pour le bien de tous », a-t-il ajouté.
Sollicité pour un commentaire, le maire de la Ville des Fleurs, Guy Troylukho, a concédé qu’il y avait eu « un déficit de communication » dans cette affaire. « Si nous avons jusqu’ici fauté, ce n’est ni par arrogance, ni parce que nous avons quelque chose à cacher aux citadins. Je peux leur assurer que tout a été fait dans la transparence la plus totale, dans l’intérêt même de nos administrés et dans le respect de l’environnement », a-t-il confié au Mauricien.
Dans un souci de rétablir la communication, le maire de Quatre-Bornes avance que cette décision d’agrandir et d’insonoriser la salle des fêtes du Pavillon a été prise par le précédent conseil, suite à une injonction du ministère de l’Environnement pour pollution sonore. « D’une part, nous avions cette injonction du ministère de l’Environnement nous enjoignant de ne plus incommoder le voisinage lors des fêtes qui y sont organisées, et d’autre part nous avions une directive du ministère des Administrations régionales de rentabiliser les infrastructures municipales en vue d’une certaine autonomie financière. Dans sa sagesse, l’ancien conseil avait trouvé approprié d’une part d’insonoriser cette salle et, d’autre part, de l’agrandir afin que les citadins puissent l’utiliser sans pour cela incommoder les voisins. Veuillez noter que nous avons utilisé qu’une infime partie de la superficie du jardin pour l’extension du bâtiment de la salle des fêtes. »
Dans sa déclaration au Mauricien, Guy Troylukho a également exprimé sa volonté de rétablir le dialogue avec les citoyens afin de dissiper tout malentendu. « Il n’y a aucune anguille sous roches. Nous avons toutefois manqué à notre devoir d’expliquer clairement aux habitants les tenants et aboutissants de ce projet municipal qui ne vise qu’à satisfaire leurs besoins de loisirs », a-t-il ajouté. Entre-temps, alertés par les protestations du RCQB, des riverains du jardin du Pavillon se sont mobilisés hier pour venir constater l’ampleur des dégâts que cette construction a occasionnés à ce jardin. « En ce jour où l’on fête notre indépendance, des voisins sont venus prendre conscience des dégâts du bétonnage. Ils se sont concertés pour décider de la marche à suivre eu égard à la poursuite des travaux. La mobilisation s’amplifie ! » déclare Bruno Savrimootoo.