La magistrate Meenakshi Gayan-Jaulimsing, siégeant en cour de Rose-Hill, a accordé le bénéfice du doute à un directeur de compagnie, accusé d’avoir agressé l’épouse d’un employé lors d’une soirée. Estimant que cette dernière était sous l’influence de l’alcool le soir de l’incident, la juge a estimée sa version des faits peu fiable.
Bhujun Vikramsing était accusé d’avoir agressé une certaine Mme Ducasse lors d’une soirée célébrant le 15e anniversaire de sa compagnie, le 16 juin 2012, où étaient conviés les employés et leur conjoint. La plaignante avait affirmé avoir eu une discussion avec la secrétaire de la compagnie lorsque Bhujun Vikramsing l’aurait approchée avant de la tirer par le bras pour ensuite la gifler. En cour, Mme Ducasse avait cependant concédé avoir consommé de l’alcool lors de ladite soirée, niant toutefois qu’elle était ivre. Elle a attesté que le directeur ne s’entendait pas avec elle et que, suite à cet incident, son mari avait été licencié par sa compagnie. Dans sa déposition consignée auprès du PC Rawa, l’accusé a, pour sa part, nié avoir agressé Mme Ducasse. Il devait affirmer que la présumée victime était sous l’influence de l’alcool. Il en aurait alors parlé à son époux, lequel aurait emmené sa femme à l’extérieur.
Face à deux versions différentes, la magistrate a noté que les deux parties ont concédé ne pas avoir divulgué certains éléments à la police. La présumée victime n’avait ainsi pas expliqué avoir eu une dispute avec une secrétaire de même qu’elle a « oublié » de dire que le directeur n’était pas en bons termes avec elle. Même constat pour le directeur qui, lui, avait omis de préciser à la police qu’il avait discuté avec le mari de Mme Ducasse concernant son comportement. Selon lui, Mme Ducasse aurait « poussé » la secrétaire, à la suite de quoi il lui aurait demandé de quitter la fête. Et d’ajouter que la plaignante aurait consigné de fausses allégations contre lui car étant sous l’influence de l’alcool lors de l’incident.
La magistrate a estimé que l’affaire reposait uniquement sur la parole du directeur contre celle de l’épouse. Elle a aussi noté que cette dernière n’avait pas été blessée, soutenue en cela par le témoignage de l’officier ayant consigné sa déposition. En outre, poursuit-elle, l’épouse de l’employé licencié n’a fait mention d’aucun témoin oculaire, et ce alors que de nombreux invités étaient présents lors de ladite soirée. Ce faisant, la magistrate estime peu crédible la version de la plaignante, accordant ainsi le bénéfice du doute au directeur de la compagnie.