La magistrate Yashumatee Gopaul, siégeant en Cour de Pamplemousses, a trouvé coupable un homme accusé d’avoir agressé un autre après un accident de la route. La magistrate a statué que l’accusé avait donné plusieurs versions contradictoires, notamment le fait qu’il avait maintenu que la victime était saoule lors de l’altercation alors que le formulaire 58 n’en avait pas fait mention.
L’accusé était poursuivi en Cour de Pamplemousses pour avoir infligé des coups à sa victime lors d’une altercation. Il avait plaidé non coupable et n’avait pas retenu les services d’un avocat. La victime alléguée avait déclaré, dans sa déposition à la police, qu’il sortait d’un match de volley-ball pour se rendre à Trou-aux-Biches lorsqu’il a été impliqué dans un accident de la route avec un taxi. Alors qu’il est descendu de son véhicule pour s’enquérir de la situation, l’accusé lui aurait reproché d’avoir roulé à toute vitesse. Sans crier gare, l’accusé lui aurait ensuite asséné un coup de poing au visage. Il avait ajouté qu’il n’avait pas riposté et que des témoins étaient intervenus pour les séparer. Selon lui, les examens médicaux n’avaient pas révélé de blessures graves, mais qu’il avait des douleurs.
L’accusé pour sa part devait nier les allégations de la victime portées contre lui. Il devait admettre avoir reproché à l’accusé de rouler vite sur la route, mais que c’est la victime, en compagnie de son frère, qui aurait tenté de l’agresser en le « prenant par le cou ». Il a indiqué qu’il aurait pu avoir heurté la victime lorsqu’il a tenté de se défendre, mais que ce n’était pas intentionnel. Contre-interrogé sur le fait que la victime aurait pu avoir consigné de fausses allégations contre lui, l’accusé devait indiquer qu’il connaissait la victime et qu’ils avaient eu un contentieux auparavant. L’accusé avait insinué que la victime était saoule ce jour-là et qu’il arrivait à peine à marcher. Déclarations qui avaient été réfutées par la victime. La magistrate Gopaul a pris en considération le fait que l’accusé avait donné différentes versions en Cour et à la police. Ce dernier avait indiqué en effet en Cour qu’il avait été retenu par le cou alors qu’à la police, il avait dit avoir été agressé « avec un bâton ». La magistrate a noté que l’accusé montrait des signes d’hésitation lors de son contre-interrogatoire et qu’il semblait perdu face aux plusieurs déclarations contradictoires qu’il avait données. La magistrate a ainsi trouvé coupable l’accusé de la charge portée contre lui.