La magistrate Wendy Rangan, siégeant en Cour intermédiaire, a jugé « coupables » Rudy Félicité et Mohammed Karimkhan. Les deux hommes avaient agressé un couple dans un bus avant de tenter de s’enfuir avec un portable.
Les faits remontent au 26 novembre 2010. Ce jour-là, Rudy Félicité avait essayé de voler le portable d’Amish Gunga, mais ce dernier a résisté. Dans sa déposition, sa victime explique avoir eu un petit accrochage avec Rudy Félicité et Mohammed Karimkhan à la gare du Nord. Il est alors entré dans un bus avec sa petite amie, avant que les accusés ne montent également dans le véhicule. Les deux larrons ont alors commencé à s’en prendre au couple, notamment en les insultant. Ce faisant, Amish Ganga aurait alors décidé d’appeler son père, un policier. Voyant cela, Rudy Félicité a alors essayé de lui arracher son portable. Sa victime résistant, son comparse serait alors intervenu, lui assenant plusieurs coups.
Un policier est alors rentré dans le bus. Témoin de la scène, il a emmené les deux accusés et la victime au poste de police de Trou-Fanfaron. Dans sa version, Amish Ganga explique que les agresseurs ont tenté d’agresser sa petite amie, raison pour laquelle il se serait défendu, engendrant une riposte de Mohammed Karimkhan. Pour sa défense, ce dernier a affirmé qu’Amish Ganga avait « giflé » Rudy Félicité car ce dernier avait heurté les épaules de sa petite amie. Selon lui, c’est cet incident qui aurait poussé Rudy Félicité à monter dans le bus et à s’en prendre au couple.
Selon le rapport du Dr Ramphul, présenté devant la Cour, Amish Ganga portait des ecchymoses aux lèvres ainsi que sur le torse et le cou.
Dans son jugement, la magistrate a pris en compte le fait que la victime et Rudy Félicité se sont bagarrés. Les preuves présentées en Cour ont démontré que Rudy Félicité s’apprêtait effectivement à voler le portable qui se trouvait dans les mains de sa victime, sans toutefois y être arrivé, notamment du fait de l’intervention d’un policier. Selon la magistrate, il y a eu un « commencement d’exécution which failed in its effect through circumstances independent of the will of Accused No1 ». Rudy Félicité et Mohammed Karimkhan ont tous les deux été jugés coupables des charges retenues contre eux.