Les enseignants de l’école du gouvernement de Phoenix ont manifesté ce matin contre l’agression d’un de leurs collègues par un parent il y a quelques jours. Mais en apprenant la nouvelle, une centaine de parents se sont aussi mobilisés dans l’enceinte de l’école pour s’assurer de la sécurité de leurs enfants. Le député Patrick Assirvaden s’est rendu sur place pour calmer les esprits.
Il y avait une forte présence policière à l’école du gouvernement de Phoenix ce matin. Les enseignants ont quitté les classes pour dire leur mécontentement après l’agression de leur collègue de la Std IV. Vinod Seegum, le président de la Government Teacher’s Union, avait aussi fait le déplacement pour rassurer les enseignants. Toutefois, en apprenant la tenue de la manifestation, une centaine de parents se sont rendus à l’école. « Il fallait nous assurer de la sécurité de nos enfants. Tous étaient dehors sans surveillance », déplore M. Mahamoodally, un parent.
Ce dernier soutient qu’il existe des problèmes à la Phoenix GS depuis 2008. En plusieurs occasions, la Parent Teacher’s Association a écrit des lettres aux autorités concernées, dont le ministère de l’Éducation, le bureau de l’Ombudsperson for Children et le bureau du Premier ministre. « Mais rien n’a été fait. » Les parents accusent la maîtresse d’école de mauvaise gestion et déplorent la chute de la performance de l’école, qui est passée de 87 % à 65 % au CPE.
Vinod Seegum condamne lui l’acte de violence dont a été victime l’enseignant de la Std IV. « Les parents m’ont parlé d’un problème administratif, cela ne relève pas de mes compétences. Toutefois, je ne puis rester insensible lorsqu’un enseignant est agressé. » Le président de la GTU souhaite que le ministre de l’Éducation réagisse avant que la situation ne se dégrade. Selon lui, l’école de Phoenix n’est pas la seule institution faisant face à ce genre de conflits actuellement. Il a cité en exemple celle de Baie-du-Tombeau. « Pour cela, je réclame la présence d’un agent de sécurité devant chaque école. »
Vinod Seegum a aussi demandé aux parents et aux enseignants de travailler en partenariat. « Si un enseignant fait une erreur, il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. »
De leur côté, les parents précisent qu’ils ne sont pas venus sur les lieux pour une confrontation avec les enseignants. « Depuis 2008 nous disons notre mécontentement. En janvier de cette année, nous avons fait une pétition avec 500 signatures de parents, mais là encore, le ministère n’a pas réagi. Malgré cela, nous n’avons jamais manifesté. Ce sont les enseignants qui sont en train de manifester », déplore Rishikumar Oodoye, membre de la PTA.
Tout en condamnant l’agression sur l’enseignant concerné, Rishikumar Oodoye soutient que plusieurs doléances ont été enregistrées contre lui « en raison son langage envers les enfants ».
Mis au courant de la situation, Patrick Assirvaden, député de la région, s’est rendu sur les lieux. Il a rencontré quelques parents, ainsi que Vinod Seegum et le directeur de la zone 4 du ministère de l’Éducation, le Dr Taher. Patrick Assirvaden a assuré aux différentes parties que toutes les doléances ont été notées et qu’elles seront traitées avec les autorités concernées.
Le service de communication du ministère de l’Éducation nous affirme par ailleurs qu’une enquête a été initiée sur cette affaire.
Juste après ces incidents, la maîtresse d’école a pris la décision d’interdire l’accès dans l’enceinte de l’établisssement aux parents. En conséquence, plusieurs enfants sont restés sans déjeuner.