Il y a deux mois, la cour acquitte (au bénéfice du doute) Hoolass Bassenoo, un activiste du Parti Travailliste. Il avait été poursuivi pour le meurtre d’un activiste du MSM-MMM, Pynee Ramasamy, 57 ans en 2005, lors d’une bagarre sanglante en pleine campagne électorale à Midlands. Cette agression mortelle sur fond politique avait mis en émoi tout le pays, qui s’apprêtait à voter le 3 juillet de la même année. Deux mois après ce verdict, Kisnawatee Ramasamy, la veuve de l’activiste agressé mortellement, se dit traumatisée par la décision de la cour. Le soir du 24 juin, il y a eu bel et bien crime, dit-elle. Depuis, elle ne cesse de se demander : « Qui, alors, a tué mon mari ? » Cette question reste pour l’instant sans réponse. Le DPP ayant fait appel, Kisnawatee Ramasamy veut bien croire qu’elle aura bientôt sa réponse et que ce jour-là son mari reposera définitivement en paix. Seule dans sa douleur, elle déplore le silence de l’alliance pour laquelle Pynee Ramasamy a perdu sa vie.
Il y a deux mois, la cour acquitte (au bénéfice du doute) Hoolass Bassenoo, un activiste du Parti Travailliste. Il avait été poursuivi pour le meurtre d’un activiste du MSM-MMM, Pynee Ramasamy, 57 ans en 2005, lors d’une bagarre sanglante en pleine campagne électorale à Midlands. Cette agression mortelle sur fond politique avait mis en émoi tout le pays, qui s’apprêtait à voter le 3 juillet de la même année. Deux mois après ce verdict, Kisnawatee Ramasamy, la veuve de l’activiste agressé mortellement, se dit traumatisée par la décision de la cour. Le soir du 24 juin, il y a eu bel et bien crime, dit-elle. Depuis, elle ne cesse de se demander : « Qui, alors, a tué mon mari ? » Cette question reste pour l’instant sans réponse. Le DPP ayant fait appel, Kisnawatee Ramasamy veut bien croire qu’elle aura bientôt sa réponse et que ce jour-là son mari reposera définitivement en paix. Seule dans sa douleur, elle déplore le silence de l’alliance pour laquelle Pynee Ramasamy a perdu sa vie
« Le monde s’écroulait. J’avais tellement mal que j’ai dû m’isoler pour pleurer, crier, extirper la douleur qui ne m’a pas pour autant quittée. Après le verdict de la cour, je me suis rendue au Champ de Mars, avec mes proches. Je devais me retirer quelque part pour exprimer très fort ce chagrin qui m’avait envahie. Pourtant, quelques jours auparavant, mon fils m’avait prévenu de ne pas me faire d’illusion, qu’il se pourrait que le verdict ne soit pas celui attendu …! » déclare Kisnawatee Ramasamy, 60 ans.
Le 21 janvier dernier, le magistrat Neerooa accorde le bénéfice du doute au prévenu, Hoolass Bassenoo, l’homme qui avait été arrêté en 2005 et poursuivi pour le meurtre de son mari, et qui est aussi un activiste du Parti Travailliste. Les témoins à charge se contredisaient. Mais, pour la veuve de Pynee Ramasamy, présente ce jour-là en cour, c’est un coup dur. Deux mois après le verdict, elle se dit toute retournée par le dénouement de cette affaire. Malgré l’émotion qui se traduit par les larmes qu’elle peine à contenir, Kisnawatee Ramasamy confie qu’elle ne cesse, depuis le jour du verdict, de se poser la même question : « Qui, alors, a tué mon mari ? » La réponse, laisse-t-elle comprendre, elle la connaît. Même que tous la connaissent, ajoute-elle.
Face à un verdict qu’elle et ses quatre enfants ont du mal à accepter, elle se demande si personne ne sera puni pour avoir enlevé la vie de celui qui a été à ses côtés pendant 32 ans. Pour Kisnawatee Ramasamy, il n’y a qu’une seule vérité : tard dans la soirée du vendredi 24 juin 2005, son époux a reçu un coup mortel au coeur pendant une bagarre entre activistes politiques. « Quelqu’un lui a donné un coup à l’arme blanche. Est-ce que pour la justice personne n’a tué mon mari ? Sa kouto-la, linn sap depi lao linn touy mo mari ? » se demande-t-elle encore. « Tant que justice ne sera pas faite, mon mari ne reposera pas en paix ! »